Hausse du passe Navigo : Valls parle d'une décision assumée par Pécresse

Par , publié le
Politique
Manuel Valls

Le Premier ministre Manuel Valls a confirmé que la décision d'augmenter le prix du passe Navigo émane de la présidente du conseil régional d'Île-de-France Valérie Pécresse, qui selon lui "assume" ce choix.

À compter du 1er août prochain, il faudra non plus débourser 70 euros pour faire l'acquisition d'un passe Navigo, mais bien ajouter 3 euros à la somme. Une augmentation difficilement acceptée par les Franciliens, et à en croire de récents propos tenus par le Premier ministre Manuel Valls, ce dernier serait lui aussi quelque peu dérangé par cette hausse.

Dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, M. Valls affirme pour commencer avoir "été l'un des premiers à défendre l'idée d'un passe Navigo il y a sept ans". Avant d'indiquer que son intention était de faire en sorte "que le tarif unique soit préservé. Pour financer les grands travaux et les investissements nécessaires à la modernisation des transports, Valérie Pécresse a fait plusieurs propositions, dont celle d'augmenter le versement transports payé par les entreprises et la mise à contribution des usagers. C'est son choix, je le respecte. J'aurais pu parler de 'taxes Pécresse' mais je ne le ferai pas car ce dossier du transport francilien impose un sens des responsabilités."

Valls "respecte" le choix de Pécresse d'augmenter le passe Navigo

Appelé à confirmer que cette hausse a été exclusivement décidée par la présidente du conseil régional d'Île-de-France, le Premier ministre a répondu par la positive : "C'est sa décision, elle l'assume, comme j'assume le fait que nous avons signé ensemble un contrat entre l’État et la région qui doit permettre de financer l'extension des lignes de métro et de tramway, les lignes nouvelles du Grand Paris Express, la modernisation des RER. Tout ceci représente de centaines de millions d'euros en plus. Il fallait trouver de nouvelles recettes, loin de toute démagogie."

"Reconnaissons que les investissements pour les transports sont colossaux"

Et quand on lui signifie que cette hausse est décriée par des socialistes franciliens, Manuel Valls rappelle bien qu'il n'en est pas le responsable direct, tout en tentant de justifier l'action de Mme Pécresse : "C'est pour ça que je dis que c'est la décision de Valérie Pécresse. Mais reconnaissons que les investissements pour les transports sont colossaux. Il faut trouver un équilibre qui ne pèse pas trop ni sur l'économie, ni sur les usagers."

Crédits photos : Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock.com

Partager cet article