Hadopi : son secrétaire général Éric Walter licencié

Par , publié le

Éric Walter vient de faire savoir sur son compte Twitter qu'il n'est plus secrétaire général de Hadopi depuis le 1er août dernier.

Jusqu'à fin juillet, Éric Walter était encore secrétaire général de Hadopi (acronyme de Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet). Et depuis le 1er août dernier, il n'occupe plus ce poste, une information que le principal intéressé a publiée il y a maintenant quelques heures sur Twitter.

Une décision ne pouvant pas vraiment surprendre les observateurs d'une récente audition sur les autorités administratives indépendantes. On peut en effet se souvenir que la séance avait laissé transparaître de sensibles tensions entre la présidente de l'institution Marie-Françoise Marais et Éric Walter.

Éric Walter n'est plus secrétaire général de Hadopi depuis le 1er août

Nos confrère de Next INpact rapportent que ce licenciement a été décidé la semaine passée, en supposant assez fortement un départ rattaché "au contexte de la Hadopi". Rappelons que le désormais ex-secrétaire général de l'autorité s'était en quelque sorte attiré les foudres des ayants droit du cinéma après la publication de deux articles cosignés de la main de M. Walter dans Libération. Des écrits dans lesquels celui-ci aurait, selon les organisations, mis en avant "à toute occasion exclusivement les idées les plus contraires à la défense de la propriété intellectuelle et artistique, et ce, dans les seuls médias qui sont hostiles à celle-ci, en semblant donc choisir pour seuls interlocuteurs ses adversaires".

Une entente éteinte avec Marie-Françoise Marais ?

Ces ayant droit avaient même, dans le second semestre de l'année dernière, reproché à Hadopi d'aller "à l’encontre de la mission pour laquelle elle a été créée". Des accusations que Marie-Françoise Marais n'avait visiblement pas cherché à réfuter lors de son audition, et ce par une défense de son secrétaire général qui n'aura finalement jamais été observée, laissant ainsi à penser à une cassure entre Éric Walter et elle. Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la Commission de protection des droits, n'a quant à elle pas souhaité apporter de commentaire (autre que "pas de commentaire") sur ce licenciement.

Partager cet article