Tabac : les femmes enceintes financièrement incitées à arrêter de fumer

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Santé Illustration. Une femme enceinte
Illustration. Une femme enceinte

Depuis un peu plus de deux semaines, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris et l'Institut national du cancer proposent aux femmes enceintes une incitation financière en échange d'un sevrage tabagique certain. L'efficacité du dispositif reste toutefois à être démontrée.

Un certain nombre de femmes enceintes se risquent à fumer pendant leur grossesse, ne trouvant ainsi dans les substituts nicotiniques qu'une alternative assez peu satisfaisante en raison d'une efficacité apparemment plus grande chez les femmes n'attendant pas un enfant.

Pour réduire ce chiffre de 20% de femmes enceintes fumeuses, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'Institut national du cancer ont décidé de coopérer pour proposer, depuis le 20 avril dernier, une incitation financière aux futures mamans qui choisiraient d'arrêter de fumer.

Tabac : des bons d'achats pour les femmes enceintes

Pour garantir leur sevrage, ces femmes devront être suivies par un médecin tabacologue qu'elles verront trois fois au minimum jusqu'à un maximum de cinq consultations. Après l'accouchement, le contact se poursuivra par téléphone, les dangers du tabac demeurant en effet présents une fois que l'enfant est venu au monde.

Cité par aufeminin.com, le CHU de Nantes, partie intégrante du dispositif, explique ainsi que "la consommation de tabac par la femme enceinte augmente les risques pour la santé pendant la grossesse, à la naissance et peut être à l’origine de troubles l’enfant après la naissance".

Deux groupes pour tester l'efficacité du dispositif

Le projet est ouvert aux femmes majeures et enceintes de moins de 4 mois et demi (18 semaines). Leur consommation quotidienne de tabac doit être supérieure à cinq cigarettes et exclure, durant leur grossesse, la cigarette électronique, la pipe, le cigare ou encore le tabac à mâcher.

L'efficacité du dispositif va être mesuré par la formation de deux groupes dans lesquels les femmes volontaires seront aléatoirement réparties. Dans l'un de ces groupes ("groupe de traitement), les participantes recevront des bons d'achats à utiliser dans de nombreux magasins en cas de réussite. Les membres du second groupe ("groupe de contrôle") ne bénéficieront quant à eux d'aucune compensation au terme de l'étude, prévue pour durer 36 mois (3 ans).

Crédits photos : Gajus / Shutterstock

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