Grippe aviaire: deux nouveaux foyers d'infection dans le sud-ouest

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France Un aviculteur équipé d'une combinaison sanitaire est photographié, le 01 février 2007 à La Boisse
Un aviculteur équipé d'une combinaison sanitaire est photographié, le 01 février 2007 à La Boisse

La grippe aviaire est de retour dans le sud-ouest de la France à la suite d'une période de vide sanitaire de cinq semaines mis en place mi-avril.

L’inquiétude est de retour chez les éleveurs de volailles du sud-ouest de la France. Le ministère de l’Agriculture vient en effet de confirmer que deux foyers d’infection à la grippe aviaire avaient été détectés dans l’Aveyron et en Dordogne.

Plus de 6000 volailles concernées

Selon le communiqué du ministère, le premier foyer de grippe aviaire a été confirmé le 15 juillet dernier. Il concerne un élevage de plus de 2 000 canards situé dans l’Aveyron. Le second élevage contaminé a été confirmé le 18 juillet en Dordogne. Ce dernier concerne 4.400 poulets.

Comme le veut la procédure, il est prévu l’élimination des animaux des deux élevages ainsi qu’une opération de nettoyage et de désinfection des élevages concernés. Aussi, la surveillance et les contrôles vont être renforcés dans un rayon de 10 kilomètres autour des deux foyers d’infection pour éviter la propagation de la maladie selon les informations de Sud-Ouest.

Quid du vide sanitaire ?

Ces deux nouvelles infections interviennent après la mise en application d’une période de vide sanitaire de 5 semaines dans les deux régions après le retour de la grippe aviaire à l’automne dernier. Cette procédure consistait à vider tous les élevages de leurs volatiles afin de les désinfecter totalement avant d’y faire revenir progressivement les animaux.

« Ces cas sporadiques s’expliquent par la pression d’infection qui existait dans la zone », affirme le ministère qui préfère y voir une réussite dans la politique de contrôle menée dans la zone. Après l’arrêt forcé de 5 semaines et ces nouveaux cas de grippe aviaire, la production de foie gras devrait baisser de 25 % en 2016, ce qui devrait conduire à une hausse de 10 % à 20 % des prix du produit, certains éleveurs n’ayant reçu aucune subvention pour limiter les conséquences économiques de cet arrêt de production.

Crédits photos : © AFP/Archives JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

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