Greffé des deux mains : "La première nuit, j'ai pleuré de bonheur"

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Santé
Photo d'illustration. Un bloc opératoire.

Greffé des deux mains en novembre dernier, Jean-Michel, 51 ans, raconte avoir "pleuré de bonheur" la première nuit ayant suivi l'intervention, en ayant ainsi pris plaisir à se frotter "le visage, les cheveux".

Le 22 novembre dernier, Jean-Michel, 51 ans, a été greffé des deux mains après avoir été victime d'une infection du sang avec nécrose ayant conduit à l'amputation de ses quatre membres. L'intervention a plus précisément concerné ses avant-bras et été menée par les chirurgiens du CHU de Lyon et de la clinique du Parc.

Durant une conférence de presse tenue en compagnie des chirurgiens de l'Hôpital Edouard-Herriot et de la clinique du Parc de Lyon, Jean-Michel a raconté qu'il ne lui a pas été facile d'accepter cette greffe, lui qui s'était retrouvé lourdement handicapé en 2010.

Lyon : "pour l'instant, c'est presque mes mains"

Le quinquagénaire, père de trois enfants, reconnaît malgré tout le bonheur s'étant emparé de lui la première nuit ayant suivi la greffe : "J'ai pleuré toute la nuit de bonheur, parce que c'était miraculeux, c'était miraculeux de ravoir des mains, je me suis frotté le visage, les cheveux et tout, pendant quelques heures".

Il est resté trois ans sur liste d'attente, avant de bénéficier de cette double greffe ayant mobilisé 25 personnes et duré 12 heures. Pour Jean-Michel, "pour l'instant, c'est presque [ses] mains", même s'il entrevoit de s'approprier totalement à l'avenir ce qu'il considère telle une bénédiction.

Le record de double greffes pour l'établissement

Il s'agit là de la septième double greffe réalisée au sein de l'établissement, soit le total le plus élevé au monde, en sachant que depuis 1998, 9 allogreffes (soient des greffes de mains réalisées à l'aide d'un donneur) ont déjà été effectuées en France, et 32 au niveau mondial depuis 2000.

France 3 Auvergne-Rhône-Alpes se fait l'écho d'une anecdote autour de cette histoire. Lorsque Jean-Michel a été prévenu que deux greffons compatibles se trouvaient à Lyon, il était en train de regarder le film Réparer les vivants de Katell Quillévéré où, après un accident, un surfeur voit sa vie basculer au Havre, pendant qu'à Paris, une femme est dans l'attente d'une greffe pour espérer continuer à vivre.

Crédits photos : Dmitry Kalinovsjy/shutterstock.com

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