Grèce : Juncker avoue être "en texting" avec Tsipras

Par , publié le | modifié le
International
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à la fin du sommet européen à Bruxelles le 26 juin 2015

Mécontent d'être égratigné par des critiques quant au temps passé sur son téléphone portable, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a indiqué se livrer à du "texting" avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Alors qu'un sommet européen prévu dans la soirée tentera de définir la suite à donner aux résultats du récent référendum grec, l'actuel président de la Commission européenne a tenu, mardi matin, à clarifier son implication dans cette lourde problématique.

N'appréciant que tout relativement d'être critiqué sur le temps passé avec son téléphone portable, Jean-Claude Juncker a commencé par demander aux eurodéputés du Parlement européen d'en terminer avec ces discussions : "Cessez ce bavardage qui consiste à me dire que je regarde mon téléphone".

Parlement européen : Juncker en discussions écrites avec Tsipras

Dans des propos repris par l'AFP, M. Juncker a ensuite expliqué utiliser son téléphone pour communiquer avec Alexis Tsipras :"Je suis en texting, comme on dit en franglais, avec le Premier ministre grec, je ne sais pas si vous avez l'occasion de faire de même mais je dois faire ça aujourd'hui... Je fais mon travail."

Pas de "salon doré" pour le président de la Commission européenne

Et de poursuivre en ciblant vraisemblablement l'eurodéputée non inscrite Krisztina Morvai, laquelle lui avait ainsi reproché d'ignorer "les problèmes de monsieur tout le monde" et d'être davantage intéressé par son téléphone : "En plus, donner de la Commission et de l'Europe l'idée que nous serions dans nos salons dorés et que nous ne regardions pas de près les conditions de vie de nos citoyens relève de l'absurdité du populisme élémentaire, de la démagogie malsaine, moi je m'entretiens chaque semaine avec des citoyens grecs." Rappelons toutefois les relations pour le moins tendues entre Jean-Claude Juncker et le gouvernement grec, en particulier depuis que l'ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis ait accusé les créanciers de la Grèce de "terrorisme". Une source gouvernementale du pays confirme d'ailleurs que messieurs Juncker et Tispras ont eu lundi soir un échange par téléphone. Et vocal cette fois.

Crédits photos : © AFP THIERRY CHARLIER

Partager cet article