Georges Tron : malgré son renvoi aux assises pour viol, il est investi

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France
Georges Tron le 2 avril 2015 à Evry

L'ancien ministre de Sarkozy, accusé de viol et d'agression sexuelle et renvoyé en cour d'assises, a pourtant été investi par Les Républicains pour les législatives de 2017.

Les Républicains, sous la houlette de Nicolas Sarkozy, ont créé de véritables polémiques en choisissant Patrick Balkany et Georges Tron pour l'investiture pour les législatives qui se dérouleront en 2017. Une stratégie qui crée la polémique et provoque même l'incompréhension dans les rangs des Républicains et crée un certain malaise quand à l'image renvoyée au français.

Les Républicains investissent Georges Tron malgré son procès

La commission nationale d'investiture des Républicains aurait, selon plusieurs sources, investi Georges Tron en Essonne pour les élections législatives qui se dérouleront en 2017. Accusé de viols de d'agressions sexuelles par d'anciennes employées de la mairie de Draveil où il avait été élu maire, le proche de Sarkozy attend toujours son procès en cour d'assises.

Ce choix a déclenché l'incompréhension au sein même du parti Les Républicains. La désignation de Patrick Balkany, mis en examen pour corruption passive, déclaration mensongère, fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale ainsi que celle désormais de Georges Tron ne passe toujours pas chez de nombreux Républicains.

Des réactions indignées même chez Les Républicains

Ainsi Bruno Le Maire dénonce : "C'est inexplicable. C'est la preuve d'un système politique usé verrouillé et incapable de se remettre en question". Le député LR Frank Riester peste lui aussi contre ce choix : "Sur ce dossier comme sur celui de Balkany, un beau symbole aurait été d'investir une femme. Cet épisode prouve la nécessité de réformer de fond en comble la façon de faire de la politique. Ça ne remet pas en cause la présomption d'innocence mais il y a des symboles dans la vie !".

Pour Romain Colas, ces choix sont guidés par de basses opérations politiques de Nicolas Sarkozy : "Pour ce qui concerne le parti Les Républicains, on voit bien que Nicolas Sarkozy est prêt à toutes les compromissions dans les investitures en échange de soutiens à la primaire. Je salue les réactions saines de plusieurs responsables de l'opposition qui ont sans doute une conception plus exigeante du débat public que Messieurs Sarkozy, Balkany et Tron".

Pour l’heure, je suis présumé innocent

Georges Tron, le principal intéressé, balaie d'une main la polémique créée par son investiture : "Pour l’heure, je suis présumé innocent. J’ai la même liberté que n’importe qui". L'ancien ministre assume sa position : "Ce que l'on veut faire, régler des comptes dans ma circonscription, dans ma commune, dans mon département, en m'éloignant des élections, c'est un piège dans lequel je ne tomberai pas".

Crédits photos : © AFP Lionel Bonaventure

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