Génériques : une lettre ouverte à Marisol Touraine

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Santé Mieux prescrire, et plus de médicaments génériques, voilà ce que préconise l'Assurance maladie.
Mieux prescrire, et plus de médicaments génériques, voilà ce que préconise l'Assurance maladie.

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Santé Marisol Touraine, des industriels du médicament appellent le gouvernement à mettre en place une politique en faveur des génériques, et ce afin de garantir la stabilité du secteur.

Alors qu'il y a encore de cela quelques semaines, le gouvernement était sollicité pour autoriser la fabrication de médicaments génériques dans le traitement de l'hépatite C, le voilà de nouveau appelé à agir à ce niveau mais de manière plus globale.

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Santé Marisol Touraine, dix-neuf industriels du médicament générique et biosimilaires, réunis sous la bannière de l'association Gemme, demandent ainsi au sommet de l'État de mettre en place une politique en faveur des génériques.

Touraine appelée à mettre en place une politique pour les génériques

Pour ces industriels cités par nos confrères de Pourquoi Docteur ?, recourir à ces médicaments n'est pas "assez efficace" dans l'optique de diminuer le "déficit de l’Assurance Maladie". Selon la Gemme, la consommation de génériques se veut plus faible en France que dans les autres pays d'Europe, où elle dépasse en moyenne les 50% contre un taux hexagonal de 33%.

La raison évoquée par l'association : les baises de prix "drastiques" observées sur ces médicaments : "Elles mettent aujourd’hui en péril l’économie des pharmaciens mais également l’investissement et l’emploi industriel du médicament générique en France, qui représente 15.000 salariés sur l’ensemble du territoire français".

3,5 milliards d'euros d'économies évoquées

Et si la requête n'était pas suffisante en soi pour convaincre le ministère de la Santé de l'appliquer, les industriels ajoutent qu'une politique promouvant les médicaments génériques conduirait à des économies annuelles de 3,5 milliards d'euros. Un chiffre non négligeable car il serait ainsi supérieur d'1,5 milliard aux économies actuellement réalisées.

Une telle politique se matérialiserait par une "plus forte implication des médecins dans la prescription des médicaments qui ont fait la preuve de leur efficacité et qui disposent d’un équivalent générique". Pour la Gemme, il apparaît enfin pertinent qu'en lieu et place des baisses de prix soit appliqué le Plan National d’Action de Promotion des Médicaments Génériques présenté en 2015.

Crédits photos : Maxal Tamor/shutterstock.com

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