Tout reste à faire à Gaza un an après la guerre

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Actualité Des Palestiniens font des travaux pour enlever les ruines d'immeubles détruits lors de la guerre à Gaza en 2014, dans le village de Khuzaa, dans la Bande de Gaza, le 1er juin 2015
Des Palestiniens font des travaux pour enlever les ruines d'immeubles détruits lors de la guerre à Gaza en 2014, dans le village de Khuzaa, dans la Bande de Gaza, le 1er juin 2015

Un an après la guerre qui a secoué Gaza, tout reste à reconstruire. Politiquement la situation n'est guère meilleure.

Troisième guerre en six ans, l'opération " Bordure protectrice" lancée par Israël contre Gaza l'été dernier avait coûté la vie à 2100 Palestiniens.

Depuis lors, tout reste à faire. Gaza est en effet plongée dans un marasme économique tel qu'il est difficile d'imaginer une issue positive à la situation actuelle.

Gaza, ou le territoire qui compte en effet l'un des plus forts taux de chômage au monde : 40%, selon la Banque Mondiale, et plus de 60% chez les jeunes.

La reconstruction de Gaza a à peine démarré

La reconstruction, elle, a à peine démarré. Malgré les promesses de dons venues du monde entier, à Gaza, on vit, depuis l'été dernier, au beau milieu des gravas. 100 000 habitants seraient aujourd'hui toujours sans abri, depuis la destruction de leurs habitations lors des bombardements d'Israël.

De son côté, l'Etat Hébreu n'autorise que très peu l'entrée de matériaux de reconstruction dans la bande de Gaza, de peur de voir le Hamas reconstruire ses tunnels d'assaut, creusés en sa direction et détruits durant la guerre.
Selon certaines associations locales, seuls 6,1% des besoins en ciment auraient pu être importés depuis l'été dernier, expliquant que rien n'ait encore vraiment commencé.

Crise politique sévère

Politiquement aussi, tout va mal à Gaza. Le Fatah et le Hamas, les deux partis ennemis se partageant le pouvoir en Palestine, semblent aujourd'hui totalement irréconciliables.
Alors que, depuis de nombreux mois, les appels à l'unité se multiplient, il semble que des règlements de comptes entre membres de chacun des partis se poursuivent, voire même, s'intensifient.

Les 51 jours de conflits auront enfin causé de nombreux dégâts psychologiques chez les Gazaouites qui, aujourd'hui, n'éprouvent pour l'avenir que de l'incertitude. " Ils vivent dans l’attente de la prochaine guerre, analyse Owen Breuil, coordinateur général pour la Palestine de Médecins du Monde. Et la poursuite du blocus n’arrange rien : elle accentue encore davantage cette idée qu’il n’y a plus d’espoir."

Crédits photos : © AFP/Archives Said Khatib

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