Le gang présumé d'agresseurs de migrants à Calais arrêté

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France
Jungle de Calais

5 personnes soupçonnées d’avoir commis des exactions contre des migrants à Calais ont été interpellées et vont être jugées aujourd’hui.

La situation autour de la jungle de Calais est extrêmement tendue. Une tension qui pousse certains à franchir la limite acceptable. C’est notamment le cas d’un gang qui a pris les migrants pour cible et se livrait depuis début janvier à de violentes agressions.

Cinq personnes soupçonnées de faire partie de cette bande viennent d’être interpelées par la police judiciaire de Lille.

Ils passaient les migrants à tabac en se faisant passer pour la police

Selon les premiers éléments de l’enquête, la bande d’agresseurs avait l’habitude de se faire passer pour des policiers afin de mener leurs exactions sur les migrants. Les hommes étaient équipés de Talkies-Walkies et agressaient les migrants à coup de barre de fer ou de bombes lacrymogènes.

Selon les informations de la Voix du Nord, les 5 agresseurs présumés, âgés de 18 à 48 ans, sont en garde à vue depuis mercredi. L’un des agresseurs serait fondateur du collectif anti-migrants « Calais Idéoscope » et proche du mouvement islamophobe PEGIDA. Selon une source proche de l’enquête, ils ont reconnu avoir utilisé des barres de fer et des manches de pioche. Ils ont également avoué que certains d’entre eux criaient « police » lors des agressions.

Agression sur un mineur de 13 ans

Parmi les victimes de cette pseudo-milice, un jeune migrant âgé d’à peine 13 ans a été passé à tabac par la bande. Une bande qui ne se contentait pas de frapper, mais qui avait également pour habitude de leur voler leurs effets personnels et notamment des téléphones portables.

Pour le moment, le gang d’agresseurs a reconnu 7 agressions de migrant et a admis certains vols de téléphones portables. Ils doivent être présentés aujourd’hui à un juge d’instruction de Boulogne-sur-Mer en charge de l’affaire et risquent jusqu’à sept ans de prison et 100 000 € d’amende.

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