Fromage : le CNRS sait pourquoi certaines personnes en sont dégoûtées

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Sciences Un plateau de fromages.
Un plateau de fromages.

Si vous n'aimez pas le fromage, vous saurez quoi répondre désormais, et rejeter la faute sur une zone bien précise de votre cerveau.

Certains repas de famille ou entre amis tournent au vinaigre quand arrive le plateau de fromages. Vous refusez poliment, mais il se trouve souvent quelqu'un pour vous demander pourquoi vous ne l'aimez pas, et puis "c'est vrai quoi, on est en France après tout". Maintenant, vous aurez un bon moyen de mettre fin au débat avec une vraie bonne raison. Et elle est tout ce qu'il y a de plus scientifique.

L'expérience

Les chercheurs du Centre de recherche en neurosciences de Lyon et du laboratoire en neurosciences de Paris-Seine ont travaillé de concert afin d'expliquer ce dégoût, le plus fréquent avec 6% de réfractaires, contre 2,7% pour le poisson et 2,4% pour la charcuterie.

Une expérience a été menée sur 30 personnes, la moitié aimant le fromage et l'autre pas. Il leur a été présenté des images et des odeurs de 6 sortes de ce produit laitier, de 6 autres aliments-témoins et leur cerveau était parallèlement observé par imagerie à résonance magnétique fonctionnelle.

Notre cerveau, responsable du dégoût du fromage

La découverte est simple mais encore fallait-il le savoir. Le CNRS, dans son communiqué, explique : "Les chercheurs ont alors observé que le pallidum ventral, une petite structure habituellement activée chez les personnes qui ont faim, était totalement inactive lors de la présentation d'une odeur et d'une image de fromage chez les personnes aversives au fromage alors qu'elle était activée par tous les autres type d'aliments". 

Plus surprenant encore, ils ont relevé que certaines autres zones cervicales participant au circuit de la récompense s'activaient même chez les personnes détestant le fromage. Et le CNRS de conclure: "Il semble donc que les structures impliquées dans le traitement de la récompense sont aussi sollicitées en réponse à un stimulus aversif. Le circuit de la récompense peut aussi encoder le dégoût".

Crédits photos : Gregory Gerber/Shutterstock.com

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