Frédéric Beigbeder : Premier bilan après l’apocalypse

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Le pessimiste romancier/chroniqueur Frédéric Beigbeider revient dans un autoportrait littéraire où il dresse un palmarès de ses 100 livres préférés du XXème siècle.

« Choisir 100 livres qu’on aime, c’est se définir », voilà se que déclare l’auteur et qui résume parfaitement l’idée du livre. Déjà en 2001 avec « Dernier inventaire avant liquidation » le critique se faisait une joie de donner son avis sur les 50 livres du siècle promus par le sondage Le Monde-Fnac.

Il revient en 2011 avec son classement autoportrait où il peut une nouvelle fois pousser, à travers l’interrogations de ses choix de livres, son autocritique. On connait le goût de la provocation de Frédéric Beigbeder mais ici c’est son amour pour la littérature d’aujourd’hui qui est mis en avant.

Véritable manifeste d’amour pour la littérature, ce nouvel essai comprend de nombreuses citations et extraits. C’est la manière qu’a l’auteur de manifester son inquiétude face à la monté de l’édition numérique. Une apologie du livre romancé avec humour et doté d’un grand sens de la formule. Les délires nombrilistes et provocateurs de Frédéric Beigbeder n’ont pas disparus ce qui rend ce recueil d’autant plus facile à lire.

Pour celles et ceux qui ne seraient toujours pas convaincus, ce livre pourrait aussi être la plus géniale et la plus longue réponse à un sujet de philosophie bateau : Est-ce la fin du livre papier ?

 

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