Anne Hidalgo : François Hollande doit "entendre les déçus"

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Politique
Anne Hidalgo, la maire de Paris

La maire de Paris, Anne Hidalgo a appelé François Hollande à lancer un grand débat afin d'"entendre les déçus" de la campagne de 2012.

Quand bien même une majorité de Français ne souhaiteraient pas voir Nicolas Sarkozy se présenter à la prochaine présidentielle, un éventuel second mandat de François Hollande apparaît dans le même temps assez peu envisageable à l'heure actuelle. Dimanche, Anne Hidalgo a émis le désir de voir l'exécutif partir à la reconquête de son électorat déçu, pour permettre à celui-ci d'aborder dans de saines conditions le scénario d'une candidature à sa propre succession.

Invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, la maire de Paris a évoqué dans cette otique la tenue d'un débat : "Moi je pense que François Hollande s'il se représente ne peut pas être soumis à des règles de primaire classique. Mais en revanche, je suis pour qu'il y ait un débat parce que c'est vrai qu'il y a des gens qui sont déçus […] de la promesse de 2012, parce qu'ils ne s'y retrouvent pas. Et les résultats des dernières élections ont montré qu'il avait un désamour, un désengagement".

Ils doivent retrouver "confiance dans une équipe progressiste"

Et d'ajouter que "c'est à lui [NDLR : François Hollande] et je pense qu'il a le temps de le faire, de prendre ce sujet en main". Pour l'ex-conseillère régionale d'Île-de-France, il s'agirait de "faire en sorte, pour être candidat de la gauche en 2017, que celles et ceux qui se sont détournés de nous [...] retrouvent confiance dans une équipe progressiste".

Pas de droit d'inventaire envisagé par la maire de Paris

Anne Hidalgo estime d'ailleurs que le président de la République n'est pas dans une situation favorable à un droit d'inventaire : "Il n'en est pas là, il est président de la République, et il est dans une fonction à un moment très difficile pour lui". La maire appuie au passage sa volonté de séduire de nouveau des électeurs s'étant progressivement détournés de François Hollande :  "Ce n'est pas un changement de ligne. Je pense qu'il faut qu'il reparte à la conquête de ce peuple qui lui a fait confiance […] il faut redonner confiance à ceux qui ont cru en nous et qui se sont détachés de nous. Il faut remettre des idées et aller régénérer les formations politiques".

Crédits photos : Visual Press Agency/phototélé

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