François Hollande : après la présidence de l'Etat, celle du Conseil européen ?

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Politique
Le président François Hollande le 26 décembre 2016 à Taverny

D'après Le Parisien, François Hollande pourrait avoir envie de prendre la présidence du Conseil européen, place détenue par Donald Tusk jusqu'à la fin du mois de mai de cette année.

Que sera l'après-présidence de la République pour François Hollande ? Selon Le Parisien, celui qui a renoncé à briguer un second mandat à la tête de l'Etat aurait deux portes devant lui.

D'un côté, à l'instar de Jacques Chirac, la direction d'une fondation mais dédiée à l'innovation sociale; de l'autre, la présidence du Conseil européen dont la place aujourd'hui occupée par le Polonais Donald Tusk sera vacante avant l'été 2017.

Une fondation d'utilité publique

Commençons par un projet centré sur la France, celui d'une fondation d'utilité publique tournée vers l'innovation sociale. Le label La France s'engage, né dans l'esprit de Martin Hirsch il y a 3 ans va devenir une fondation, indique Le Parisien. Et c'est le ministre de la Ville Patrick Kanner qui lui avait fait part de cette initiative à l'occasion des JO de Rio.

Son héritage, François Hollande ne le voulait pas comme celui de certains de ses prédécesseurs, c'est-à-dire "une construction, un bâtiment". Mais plutôt "qui soit simplement au service de toutes les initiatives qui permettent de changer notre pays". Il y a quelques jours, via Twitter, le présdient écrivait d'ailleurs : "Nous allons créer une fondation pour élargir les ambitions de @LaFrancesengage. Unissons-nous pour qu'elle soit au service de tous".

Une ambition européenne ?

A l'issue de son mandat national, François Hollande pourrait également tourner son regard vers l'Europe. Elle coïncidera en effet avec la fin de la présidence du Conseil européen jusqu'ici occupée par Donald Tusk. Mais il lui faudra, si telle est son ambition, abattre un obstacle de taille que ne manque pas de relever l'un de ses proches conseillers au Parisien : "On est quand même dans une Europe très très à droite".

Sans compter que si notre prochain président se trouve être François Fillon, c'est lui devra soutenir la candidature de M. Hollande. "Et Fillon ne lui ferait pas ce cadeau, ne serait-ce que vis-à-vis de Sarkozy", indique un autre proche.

Crédits photos : © POOL/AFP/Archives Lionel BONAVENTURE

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