Les françaises incitées à quitter leur poste aujourd’hui à 16h34

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France Des femmes au travail. Image d'illustration
Des femmes au travail. Image d'illustration

Le collectif féministe « Les glorieuses » a lancé un appel invitant les femmes à quitter leur poste aujourd’hui à 16h34 afin de manifester contre les inégalités salariales.

Le collectif « Les glorieuses » s’est inspiré d’un mouvement né en Islande afin de dénoncer les différences salariales entre les hommes et les femmes dans notre société. Les femmes composant ce collectif ont calculé la différence moyenne de rémunération entre les sexes. En extrapolant cette différence au nombre de jours ouvrés sur l’année, à partir du 7 novembre 2016 à 16h34, elles n’étaient plus rémunérées comme le serait un homme. Le collectif considère donc qu’à partir du 7 novembre 2016 à 16h34 et jusqu’à la fin de l’année, les femmes travaillent bénévolement.

Dénoncer les inégalités salariales par une action symbolique

Selon le collectif féministe, cette opération n’a cependant pas pour objectif de lancer un appel à la grève ou à la manifestation mais bien davantage de dénoncer les différences de rémunération qui persistent toujours à notre époque.

Le mouvement, lancé il y a à peine une quinzaine de jours, a rencontré un succès probant. La page Facebook ouverte pour l’occasion compte des milliers de fans et a été partagé des dizaines de milliers de fois. Spontanément, de nombreuses internautes ont proposé différentes initiatives. Bien que le collectif n’organise pas d’évènement, de nombreuses femmes souhaitent faire un rassemblement dans les principales villes françaises. Les hommes sont aussi invités à participer afin de montrer leur solidarité.

Une opération qui pourrait poser des problèmes

Cette incitation faite aux femmes à quitter leur poste aujourd’hui à 16h34 pourrait cependant poser des soucis. En effet, cela pourrait être considéré comme un abandon de poste et donc ouvrir la possibilité de sanctions. Pour les femmes souhaitant suivre l’invitation lancée par le collectif féministe, il est donc hautement recommandé de demander une autorisation à leur supérieur. Certains employeurs ou syndicats ont pris les devants et ont décidé d’aménager les horaires de personnes désireuses de participer au mouvement.

L’évènement a, par ailleurs, reçu le soutien de deux ministres. Laurence Rossignol, la ministre des Droits des femmes a salué le mouvement né spontanément : « Quand les femmes se manifestent, qu’elles rendent visible ce qui est invisible, quand elles disent leur indignation et suscitent une indignation collective encore plus grande, je les soutiens ». Autre soutien d’une ministre du gouvernement, Najat Belkacem a, elle-aussi tenu à apporter son soutien à la cause via un tweet : « Soutien au mouvement #7novembre16h34 : le combat pour l'égalité salariale doit être celui de toute la société. N'attendons pas 2186 ! ».

Crédits photos : Pixabay

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