Fin de vie : seulement un quart des Français meurent à leur domicile

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Société Un malade dans le service des soins palliatifs, le 22 juillet 2013 à l'hôpital d'Argenteuil, près de Paris
Un malade dans le service des soins palliatifs, le 22 juillet 2013 à l'hôpital d'Argenteuil, près de Paris

Une enquête publiée en ce mercredi révèle que seul 25% des Français meurent chez eux, alors qu'il s'agit du lieu où une majorité souhaiterait terminer sa vie. La faute aux soins difficilement applicables à domicile et peu être aussi un manque de volonté politique.

Sophic Pennec, chercheure à l'Ined (Institut national d'études démographiques), s'est livrée avec son équipe à une enquête pour tenter de comprendre cette faible proportion de Français qui décèdent à domicile. Sur la question de la fin de vie, une majorité se prononce pourtant pour un décès chez soi.

On apprend ainsi que seuls 26% des Français meurent chez eux, que ce soit pour un décès soudain ou bien attendu. La proportion se réduit d'ailleurs à mesure que l'on traverse les États-Unis (24%), le Royaume-Uni (20%) et la Norvège (18%). Les responsables de cette enquête indiquent que le motif le plus souvent invoqué est une complexité des soins rendant une prise en charge à domicile quasi-impossible.

France, Norvège : une fin de vie se jouant principalement à l'extérieur

D'après ce que nous apprend l'enquête de l'Ined parue dans son bulletin mensuel "Population et Sociétés", 45% des personnes vivent chez elles quatre semaines avant leur décès, où cette proportion se réduit à 18%. La plupart du temps, on se rend à hôpital en s'attendant à y décéder (30%), et à l'inverse, le choix de passer le dernier mois de sa vie chez soi est finalement assez peu répandu (14%). Ils ne sont d'ailleurs que 2% à retrouver leur domicile après avoir quitté l'hôpital.

Des visites à l'hôpital quasi-assurées

Selon les auteurs de l'étude cités par l'AFP, "les médecins témoignent de la forte mobilisation de l'entourage familial de leurs patients en fin de vie. Quasiment toutes les personnes maintenues à domicile ou transférées à l'hôpital (96 %) ont reçu des visites au cours de leur dernière semaine d'existence". Même si l'entourage se veut davantage présent lorsque le décès a lieu à domicile plutôt qu'à l'hôpital. Enfin, seules 5% des personnes en fin de vie quittent ce monde chez elles avec la seule présence de soignants.

Crédits photos : © AFP/Archives Fred Dufour

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