Facebook et Twitter bloquent un outil d'espionnage utilisé par la police américaine

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Tech Le logo de Twitter déployé sur la bourse de New York, le 7 novembre 2013
Le logo de Twitter déployé sur la bourse de New York, le 7 novembre 2013

Facebook et Twitter ont décidé de bloquer l’application Geofeedia qui utilisait les données de navigation récoltées sur les réseaux sociaux pour fournir des indications à la police américaine, notamment lors des manifestations de Baltimore et de Ferguson.

Espionnage à grande échelle ou simple outil destiné à préserver l’ordre public ? Twitter et Facebook viennent de couper l’accès d’une application utilisée par les services de police pour suivre à la trace des manifestants, notamment lors des mouvements contestataires de Ferguson ou de Baltimore.

Traquer les manifestants et les garder sous contrôle

C’est l’union de défense des libertés civiles américaines (American Civil Liberties Union ACLU) qui a alerté les autorités américaines à propos de l’application Geofeedia.

Cette application, décrite comme un outil de surveillance de masse, utilisait des données de géolocalisation fournies par Twitter, Facebook ou encore Instagram pour pister des individus. Les informations ainsi récoltées étaient revendues à la police américaine qui les a utilisées pour surveiller les manifestants et les activistes.

Selon des documents dévoilés par l’ACLU, Geofeedia a par exemple permis de « couvrir » les mouvements de protestation de Ferguson (à la suite de la mort de Mike Brown, un homme noir abattu par des policiers), de Baltimore ou encore d’Oakland. Les forces de l’ordre auraient par exemple utilisé les données fournies pour identifier certains manifestants grâce aux photos d’eux publiées sur les réseaux sociaux.

Twitter et Facebook ferment les robinets de Geofeedia

Alertés de l’utilisation des données personnelles de leurs utilisateurs par Geofeedia et la police américaine, Twitter et Facebook ont décidé de cesser tout échange avec l’application.

L’ACLU a profité de cette affaire pour mettre les réseaux sociaux face à leur responsabilité en matière de protection de la vie personnelle de leurs utilisateurs.

Crédits photos : © GETTY/AFP/Archives Andrew Burton

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