Facebook développerait un outil de censure pour revenir en Chine

Par , publié le
Web Le patron de Facebook Mark Zuckerberg à Palo Alto, en Californie, le 24 juin 2016
Le patron de Facebook Mark Zuckerberg à Palo Alto, en Californie, le 24 juin 2016

Interdit depuis 2009 dans le pays, Facebook serait prêt à faire quelques concessions sur la censure afin de pouvoir faire son retour en Chine.

Facebook serait-il prêt à s’asseoir sur certaines de ses valeurs pour conquérir un marché juteux ? Selon les informations du New York Times, Mark Zuckerberg aurait demandé à certains de ses ingénieurs de développer un outil d’aide à la censure afin de pouvoir faire son retour en Chine.

Un outil de censure destiné à la Chine

Le quotidien américain tiendrait ses informations de trois sources concordantes travaillant ou ayant travaillé pour Facebook. Le réseau social serait en train de créer un « outil de filtrage », un mot politiquement correct pour ne pas parler de censure, à la destination du gouvernement chinois.

Si ce dernier s’avère efficace, Facebook pourrait alors faire son grand retour en Chine, territoire où le réseau social est interdit depuis 2009. Selon le New York Times, une fois l’outil développé, il serait livré aux autorités chinoises ou à une entreprise tierce qui se chargera de surveiller les thèmes d’actualité et les sujets sensibles (en Chine) afin de les empêcher d’apparaître sur les fils d’actualités des utilisateurs chinois.

Des contenus déjà bloqués dans certains pays

Ce nouvel outil, qui apparemment divise au sein des bureaux de Facebook, ne serait pas le premier pas de l’entreprise en matière de censure. Le réseau social a déjà restreint certains types de contenus dans des pays comme le Pakistan, la Turquie ou encore la Russie. En France, Facebook bloque par exemple les contenus négationnistes ou faisant l'apologie du terrorisme.

Pour faire passer la pilule, Mark Zuckerberg aurait déclaré à ces employés qui préférait « faire partie de ceux qui rendent les conversations possibles en Chine », même si ces conversations ne sont pas forcement libres. La décision finale risque de faire encore un peu d'ombre au-dessus de Facebook, accusé d'avoir favorisé l'élection de Donald Trump pour avoir laissé passer de fausses informations entre les mailles du filet.

Crédits photos : © AFP/Archives MANDEL NGAN

Partager cet article

Pour en savoir plus