Fabius : l'avenir de la Syrie ne peut pas se faire avec Assad

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Politique
Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le 27 juin 2015

Alors que la France a débuté ses frappes aériennes en Syrie, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius estime que l'avenir de Damas ne peut passer par Bachar el-Assad.

Samedi, alors qu'il se trouvait à New-York (États-Unis) en face de l'Assemblée générale des Nations unies, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s'est voulu clair sur la question de l'avenir de la Syrie : son actuel dirigeant Bachar el-Assad ne peut s'y inscrire en raison de sa responsabilité dans la situation actuelle de son pays.

"Il est le premier responsable du chaos actuel. Si on dit aux Syriens que l'avenir passe par Assad, c'est s'exposer à un échec." Et alors que les premières frappes françaises contre l'État islamique (EI) en Syrie viennent d'être enclenchées, le ministre des Affaires étrangères appelle à ce que les Européens se réunissent sous la bannière d'un front uni, et valident ainsi une intention commune sur les actions à prendre concernant Bachar el-Assad.

Syrie : Assad "est le premier responsable du chaos actuel" pour Fabius

Une opposition marquée au dictateur syrien qui n'inclut toutefois pas la Russie, alliée du régime de Damas et qui y a d'ailleurs récemment renforcé sa présence militaire. À ce sujet, et comme le rapportent nos confrères du Figaro, Laurent Fabius a fait savoir que les intentions de Moscou ne lui apparaissent pas totalement limpides à l'heure actuelle et qu'il nourrit donc l'espoir que Vladimir Poutine lui précise prochainement sa pensée sur la question.

Proche-Orient : un processus de paix pour prendre l'avantage sur l'État islamique

Quant à la problématique du Proche-Orient, M. Fabius a signifié l'implication attendue de la France dans un processus de paix. L'un des buts affichés par le ministre dans cette manœuvre est d'empêcher l'EI de récupérer la cause palestinienne : "Si on attendait sans rien faire, ce serait prendre le risque de laisser Daech [ndlr : l'État islamique ou EI] se saisir de la cause palestinienne. La France ne baissera pas les bras. Il y a un double risque d'enlisement et d'embrasement."

Crédits photos : © AFP CHRISTIAN BRUNA

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