Ils sont expulsés du Musée d’Orsay à cause de leur odeur
Cette situation a été vécue par une famille défavorisée lors de la visite du Musée d’Orsay. Elle était accompagnée par un bénévole de l’ATD (Agir tous pour la dignité), mais ils ont été expulsés à cause de leur odeur.
Ce couple et le petit garçon sont dans une situation de grande précarité. Un bénévole avait décidé de leur proposer une journée pour découvrir le Musée d’Orsay. Ils se sont dans un premier temps dirigés dans le restaurant de l’établissement selon Le Figaro qui révèle l’information. À cet instant, le personnel est très serviable, mais la situation dégénère lorsque le groupe arrive dans la salle où de prestigieuses toiles sont exposées. Un gardien vient à leur rencontre et il leur demande de quitter les lieux, car des visiteurs lui ont fait part d’une odeur désagréable. La personne qui les accompagne refuse de sortir, car leur tenue est tout à fait décente. Il estime également que, dans le règlement, rien ne stipule que l’odeur n’est pas permise. Le couple et l’enfant continuent la visite, mais ils sont rapidement interpellés par quatre agents de la sécurité.
Un courrier envoyé au ministère
Lorsqu’ils sortent du Musée d’Orsay, l’accompagnateur demande des explications, car c’est un affront envers cette famille qui vit déjà dans une grande précarité. La direction de l’établissement a déclaré selon le journal que cette situation l’avait grandement peinée, car il faut savoir que le Musée « s’investit beaucoup depuis 4 ans dans le développement des publics du champ social ». Celle qui est en charge de l’accueil des publics, Angelina Infanti souhaite indiquer que l’établissement met tout en œuvre pour collaborer avec des associations. Elle estime que les 4 agents ont été maladroits dans leurs gestes et paroles.
L’accompagnateur est très en colère, car l’établissement a justifié cet acte pour prévenir une éventuelle altercation. Il répond « À part les agents, qui nous ont expulsés en insistant sur le fait que c’était pour raison d’hygiène, personne ne nous a dit de paroles blessantes ». La vice-présidente d’ATD ne souhaite pas en rester là puisqu’elle a envoyé un courrier à la direction de l’établissement ainsi qu’au ministère de la Culture.