ExoMars 2016 : la mission européenne prête à décoller

Par , publié le | modifié le
Sciences Représentation de la séparation de la coiffe pendant la phase de lancement d'ExoMars. Vue d'artiste.
Représentation de la séparation de la coiffe pendant la phase de lancement d'ExoMars. Vue d'artiste.

Au milieu du mois, l'Agence spatiale européenne (ESA) devrait faire décoller sa mission ExoMars, qui a pour but d'analyser l'atmosphère de la planète rouge.

Finalement, la mission ExoMars 2016 de l'Agence spatiale européenne (ESA) partira bien. Les doutes des dernières années ayant été levés, c'est le 14 mars qu'elle devrait décoller depuis la base spatiale de Baïkonour, au Kazakhstan. Deux objectifs sont à l'ordre du jour : procéder à une analyse des gaz composant l'atmosphère martienne, mais aussi tester un atterrisseur européen.

Une mission avec un enjeu de taille pour l'Europe

Afin de mener à bien cette mission, l'ESA a travaillé avec l'agence russe Roskosmos. Embarqueront donc dans quelques jours un atterrisseur-test baptisé Schiaparelli, ainsi qu'une sonde détectrice de gaz, qui porte le nom moins poétique de TGO (pour Trace Gas Orbiter).

La pression qui se trouve sur les épaules de cette mission est double : il conviendra d'abord pour la sonde TGO de confirmer la présence de méthane, l'une des composantes de la vie. Et non pas de le détecter, puisque c'est chose faite depuis 2004 avec la sonde américaine Mars Express. Il s'agira aussi de faire en sorte que Schiaparelli se pose sans encombre sur le sol martien.

Un avant-goût d'ExoMars 2018

Pour ce dernier, il ne s'agit que d'une phase de test d'atterrissage, car contrairement au célèbre robot de la Nasa, Curiosity, la durée de vie de Schiaparelli n'excédera pas 4 jours. Mais avant cela, le voyage sera long de 7 mois, et c'est la fusée russe Proton qui sera chargée de transporter tout ce petit monde technologique.

Si tout se passe bien, tous les voyants seront au vert pour une seconde expédition en 2018. Mais il reste des incertitudes, notamment budgétaires. Jan Wörner, directeur général de l'ESA, confesse "manquer d'argent pour cette mission". Mais il ajoute, sans évoquer de chiffres précis, que "La mission a un tel intérêt scientifique que je pense vraiment pouvoir convaincre les états membres qu'elle mérite cet argent".

Dans deux ans (quatre ans maximum), le nouveau voyage devrait cette fois permettre le dépôt d'un rover à la surface de Mars, lequel procédera à des forages dont les échantillons prélevés seront analysés sur place. Objectif : dénicher des matières organiques présentes sur la planète rouge "il y a quatre milliards d'années lorsque sa surface ressemblait plus ou moins à celle de la Terre au moment où la vie est apparue sur notre planète".

Crédits photos : ESA

Partager cet article

Pour en savoir plus