Europol crée un centre européen pour lutter contre les passeurs

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International Photo d’illustration. Migrants arrivant sur l’île grecque de Lesbos le 11 octobre 2015.
Photo d’illustration. Migrants arrivant sur l’île grecque de Lesbos le 11 octobre 2015.

Europol, l'office de police criminelle intergouvernemental, a lancé lundi le centre européen pour la lutte contre le trafic de migrants (EMSC).

Annoncé depuis l'année dernière, le centre européen pour la lutte contre le trafic de migrants doit soutenir l'Europe dans sa lutte contre les passeurs. Selon Europol, près de 90 % des migrants ont eu recours à un passeur pour rejoindre l'Europe. Pour Rob Wainwright, le directeur d’Europol, le trafic de migrants est "l’activité criminelle ayant la plus forte croissance en Europe".

Un centre européen pour lutter contre les passeurs

Le tout nouveau centre inauguré lundi est installé au quartier-général d'Europol à La Haye, il sera dirigé par Robert Crepinko, le responsable de la lutte contre les réseaux de crimes organisés au sein d'Europol. Ce centre a pour but d'aider les membres de l'UE dans leurs échanges d'informations et dans la coordination des opérations. Comme l'explique Dimitris Avramopoulos, le commissaire européen à l’Immigration, "Le centre ne pourra lutter contre les passeurs que si les forces policières nationales partagent des informations de qualité". Il a également précisé que le renforcement de la collaboration entre Europol et l’agence frontalière Frontex, était primordial pour lutter efficacement contre les réseaux de passeurs.

Selon Europol, les réseaux de passeurs ont généré en 2015 entre 3 et 6 milliards d'euros. Alors que plus d'un million de migrants ont rejoint l'Europe l'année dernière, Europol estime que près de 90 % des migrants ont utilisé "un service de facilitation" et que "dans la plupart des cas, ces services ont été fournis par des groupes criminels (…) réalisant des gains substantiels", a précisé Rob Wainwright.

Europol dispose d'informations sur plusieurs dizaines de milliers de passeurs

Europol a déclaré posséder des informations sur près de 40 000 personnes soupçonnées d'être impliquées dans le trafic de migrants. Ces passeurs soupçonnés seraient originaires de plus de 100 pays notament de Bulgarie, de Hongrie, de Pologne, de Rounamine, de Serbie, du Kosovo, d'Irak, du Pakistan, de Turquie ou encore de Tunisie.

Le lancement de ce centre doit permettre à l'Europe de lutter plus efficacement contre les réseaux de passeurs, ce qui devrait endiguer le flux migratoire selon le directeur d'Europol.

Crédits photos : Ververidis Vasilis / Shutterstock.com

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