Etats-Unis : Yahoo! aurait espionné des e-mails pour le gouvernement

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Les locaux de Yahoo! en Californie

Rien ne va plus pour Yahoo!. Après le piratage massif de plusieurs centaines de millions de comptes, la société aurait espionné des e-mails pour le compte du gouvernement américain.

Yahoo! une fois encore sous le feu des projecteurs, et toujours pas pour le meilleur. Après l'aveu du piratage de quelque 500 millions de comptes, l'agence Reuters cite deux anciens employés du géant du web.

D'après ces derniers la société aurait, pour le compte du gouvernement américain, mis au point un logiciel destiné à chercher certains mots-clés, dans un but encore un peu flou.

Yahoo! aurait cherché des "chaînes de caractères"

D'après ces anciens salariés, la recherche s'appuyait sur des "chaînes de caractères". Noms propres ? Mots-clés ? Toujours est-il qu'un logiciel spécifique aurait été développé en 2015 pour un espionnage des courriels en temps réel. Une surveillance massive concernant plusieurs centaines de millions de comptes utilisateurs sur demande de la NSA et du FBI, peut-être dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Cette soumission de la directrice générale Marissa Mayer en faveur des services gouvernementaux aurait, toujours selon eux, conduit au départ d'Alex Stamos, alors en charge de la sécurité du groupe, qui a depuis rejoint Facebook.

La réponse du groupe

Interrogé à ce sujet, le géant du web répond simplement et laconiquement : "Yahoo! est une entreprise respectueuse de la loi et elle se plie aux lois des Etats-Unis". Mais des spécialistes estiment qu'un espionnage d'une telle ampleur, sans mandat signé par un juge, est illégale puisque le 4e amendement de la constitution est sensée protéger ses citoyens. D'après l’organisation Electronic Frontier Foundation, ces nouvelles informations ne sont ni plus ni moins qu'"une nouvelle expansion dangereuse de la surveillance gouvernementale de masse".

A noter enfin que la toute-puissante NSA, l'agence de surveillance dépendant du département de la Défense, n'a pas souhaité commenter ces révélations.

Crédits photos : Ken Wolter/Shutterstock.com

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