États-Unis : des substances à risque interdites dans les savons antibactériens et cosmétiques

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Santé Photo d'illustration. Du savon.
Photo d'illustration. Du savon.

En raison du risque pour la santé qu'elles représentent, dix-neuf substances utilisées dans les savons antibactériens et produits cosmétiques viennent d'être interdites par l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments.

Elles sont au nombre de dix-neuf et désormais persona non grata aux yeux de l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA), les considérant ainsi néfastes pour la santé. Il s'agit de substances que l'on retrouve dans les savons antibactériens et les produits cosmétiques.

La FDA les a interdites vendredi, comme le rapporte franceinfo. L'effet ne se veut pas immédiat puisque les fabricants disposent d'un délai d'un an pour soit supprimer les substances en question de leurs produits, soit retirer ces derniers de la vente. On peut imaginer que cette décision ne concerne pour le moment que les États-Unis.

La FDA interdit des substances présentes dans les savons antibactériens

Des substances qui présentent ainsi des risques pour la santé sans afficher, dans le même temps, une action notable contre les microbes. Et si le triclocarban et le triclosan, des perturbateurs endocriniens supposés, font partie de cette liste, celle-ci exclut toutefois les désinfectants pour les mains ainsi que les autres produits antibactériens utilisés en milieux médical et hospitalier.

Selon la directrice du centre d'évaluation et de recherche de la FDA, "les consommateurs pourraient penser que ces savons antibactériens sont efficaces pour empêcher la propagation des microbes mais nous ne disposons d'aucune indication scientifique montrant qu'ils sont meilleurs que le savon ordinaire ou que l'eau".

L'ACI en désaccord

De son côté, l'American Cleaning Institute (ACI) apparaît en désaccord avec cette décision : "les consommateurs peuvent continuer à utiliser ces savons antibactériens avec confiance comme ils l'ont fait depuis des décennies".

Et le président de l'association de défense des consommateurs Environmental Working Group de signifier quant à lui que "cette décision est une grande victoire pour la santé humaine et l'environnement". Johnson & Johnson et Procter and Gamble feraient déjà partie, d'après la FDA, des industriels commençant à œuvrer dans le sens d'un abandon progressif de ces substances à risque.

Crédits photos : Karuka/Shutterstock

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