Texas : Le port d'arme désormais autorisé dans les universités

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International Des pistolets exposés au congrès annuel de la NRA (National rifle association) à Louisville, dans le Kentucky, aux Etats-Unis, le 21 mai 2016
Des pistolets exposés au congrès annuel de la NRA (National rifle association) à Louisville, dans le Kentucky, aux Etats-Unis, le 21 mai 2016

Le port d’armes sur les campus universitaires publics du Texas est autorisé depuis lundi alors que l’État célèbre les 50 ans de la tuerie perpétrée sur le campus d’Austin par Charles Whitman.

Alors que le débat autour du port d’armes aux États-Unis n’a jamais été aussi vif depuis les récentes tueries qui ont endeuillé le pays, l’état du Texas vient d’autoriser le port d’armes dans les universités. Une législation qui intervient au 50e anniversaire d’une fusillade de masse dans une université texane.

Le port d’armes autorisé dans les universités texanes

À compter du lundi 1er août 2016, la nouvelle législation autorise le port dissimulé d’arme à feu sur chaque campus public du Texas. Des espaces sans armes à feu pourront être instaurés au cas par cas. Les universités privées ne sont pas concernées par cette nouvelle loi.

L’officialisation de cette législation coïncide jour pour jour avec la commémoration des 50 ans d’une fusillade de masse sur le campus d’une université Austin au Texas. En 1966 Charles Whitman, un ancien tireur d’élite de l’armée, avait tué 14 personnes après avoir tiré posté depuis l’horloge de l’université.

Huit États pour le port d’arme dans les universités

Le Texas devient le huitième État américain à autoriser le port d’arme dissimulé dans les universités. 18 l’interdisent formellement.

Le débat est vif entre les défenseurs de cette loi qui affirment que le port d’arme permettra d’assurer une meilleure sécurité pour les étudiants et les opposants à cette mesure. Trois professeurs de l’université du Texas à Austin (UT Austin) ont lancé des poursuites judiciaires. La possible présence d’étudiants armés sur le campus entraverait leur liberté de parole à cause de l’atmosphère de crainte engendrée par les armes.

Sema Yasmin, une enseignante d’une université publique de Dallas, a partagé ses craintes dans le Dallas Morning News « Je n’ai pas peur des armes à feu. J’ai peur de cette association : stress des partiels, maladie mentale non diagnostiquée et possibilité d’être armé dans l’enceinte de l’université ».

Rappelons que la National Rifle Association (NRA) fait partie des lobbies les plus puissants des États-Unis. Un lobby contre lequel Barack Obama a tenté de s’opposer, sans vraiment de succès.

Crédits photos : © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives SCOTT OLSON

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