Etats-Unis : le pompier greffé du visage mène une vie "normale"

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Sciences Patrick Hardison, pompier américain greffé du visage.
Patrick Hardison, pompier américain greffé du visage.

14 ans après une très grave brûlure lors d'une intervention, le pompier américain avait été greffé du visage. Il estime aujourd'hui mener une vie "normale".

C'est en septembre 2001 que la vie de Patrick Hardison, pompier volontaire dans le Mississippi, bascule. Appelé en intervention sur le lieu d'une maison en proies aux flammes, il y pénètre quand le toit s'effondre sur lui.

Son masque fond sur son visage, avec les dégâts que l'on imagine, mais dans un dernier sursaut, il parvient à s'échapper de la maison par une fenêtre.

2015, une intervention de 26 heures et un nouveau visage

Jusqu'à 2015, pas moins de 70 interventions chirurgicales auront été nécessaires pour essayer de réparer ses paupières, nez, oreilles et lèvres. Toutes ces années, ce père de famille nombreuse ne voulant pas montrer son visage a dû porter casquette et prothèses auriculaires.

C'est en août de la même année que sa vie bascule à nouveau, cette fois pour le meilleur. 100 médecins et personnels de soins oeuvrent alors pendant 26 ans pour une greffe totale du visage, du cuir chevelu, des oreilles et de la peau du cou. A l'époque, le taux de réussite d'une telle intervention était estimé à 50%. Son nouveau visage est celui de l’ancien champion de BMX David Rodebaugh, mort dans un accident de la route à 26 ans.

"J'ai nagé avec mes enfants dans la piscine"

Un an plus tard ce succès, Patrick Hardison est un homme transformé, dans tous les sens du terme : "Ma famille et moi sommes allés à Disney World en juin et j’ai nagé avec eux dans la piscine. C’est quelque chose que je n’avais plus fait depuis 15 ans ! Je n’ai plus de regards insistants d’étrangers, je suis presque de nouveau un gars normal, avec des activités normales".

Désormais, il remercie les médecins, la famille du donneur ainsi que ses proches. Il devra cependant suivre à vie un traitement thérapeutique pour empêcher un rejet, et doit se rendre dans un centre hospitalier new-yorkais chaque mois pour une visite de contrôle.

Crédits photos : NYU Langone Center Medical

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