État islamique : les prix des enfants esclaves connus

Par , publié le
International Capture d'écran d'une video  diffusée par l'EI montrant  une rue de Palmyre le 21 mai 2015
Capture d'écran d'une video diffusée par l'EI montrant une rue de Palmyre le 21 mai 2015

Une liste des prix d'enfants esclaves vient d'être authentifiée par l'ONU comme ayant été établie par l'État islamique. Les tarifs vont d'une trentaine à 150 euros pour les adultes.

En 2014 était découverte une liste comportant les prix pratiqués dans le commerce d'enfants esclaves. Le document, apprend-on, vient d'être authentifié par l'ONU qui confirme donc que cette liste a bien été établie par l'État islamique (EI).

Dans des propos rapportés à l'agence Bloomberg, la haute représentante à l’ONU Zainab Bangura a déclaré que "les petites filles sont échangées comme des barils de pétrole. Une seule fille peut être vendue et achetée par cinq ou six hommes différents. Parfois ces combattants revendent les filles à leur famille moyennant une rançon de plusieurs milliers de dollars."

Commerce d'enfants esclaves : une liste de l'État islamique authentifiée par l'ONU

Cette liste montre que plus l'esclave est jeune, et plus le prix demandé est important. Les filles et les garçons dont l'âge est compris entre un et neuf ans sont ainsi vendus 150 euros chacun. Les adolescentes sont quant à elles vendues 110 euros, les femmes âgées entre 20 et 30 ans 70 euros environ, les trentenaires 50 euros et les quadragénaires et au-delà une trentaine d'euros.

Des prix compris entre une trentaine et 150 euros

Mme Bangura a également indiqué que "l’EI n’est pas un groupe rebelle ordinaire. C’est une combinaison d’une armée conventionnelle et d’une administration bien organisée." Il est révélé que les chefs de l'EI sont les premiers à bénéficier de ce commerce d'esclaves en effectuant leur "marché". Il est ensuite possible pour les personnes les plus fortunées de la région ainsi que les étrangers de faire grimper les enchères. Précisons que les combattants récoltent les esclaves de sexe féminin n'ayant pas trouvé acquéreur. La majorité de ces esclaves sont des adeptes de la religion yézidie, une minorité kurdophone habitant la région de Sinjar (nord de l'Irak), celle-la même ayant été attaquée l'année dernière par l'EI. Selon ces documents, les potentielles esclaves sont "les femmes polythéistes, chrétiennes et juives".

Crédits photos : © WELAYAT HOMS/AFP -

Partager cet article

Pour en savoir plus