Éric Zemmour : le CSA reçoit plus de 700 plaintes après son passage dans "C à vous"

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Télévision Éric Zemmour invité de l'émission "C à vous" du 6 septembre 2016
Éric Zemmour invité de l'émission "C à vous" du 6 septembre 2016

Après le passage d'Éric Zemmour dans l'émission "C à vous" de France 5, le CSA a annoncé avoir reçu plus de 700 plaintes. Si l'autorité a communiqué sur une instruction prochaine du dossier, on ignore si l'enquête va se focaliser sur l'essayiste ou bien la chaîne.

Les propos tenus mardi dernier par Éric Zemmour dans l'émission C à vous de France 5 ont vraisemblablement heurté un certain nombre de téléspectateurs de l'émission. On apprend ainsi que suite au passage de l'essayiste dans le programme animé par Anne-Sophie Lapix, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a reçu plus de 700 plaintes.

Reçu à l'occasion de la sortie, en début de mois, de son livre Un quinquennat pour rien paru aux éditions Albin Michel, Éric Zemmour a entre autres semblé craindre une présence de plus en plus affirmée de l'islam en France : "Donner un prénom qui n'est pas un prénom français à ses enfants, c'est ne pas se détacher de l'islam, c'est vouloir continuer l'identité islamique en France et c'est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman".

"C à vous" : les propos discutés de Zemmour sur l'islam

Des sorties que la présentatrice de l'émission et le journaliste Patrick Cohen ont visiblement tenté de contrecarrer en faisant ainsi remarquer à l'invité le sens discutable de ses propos. Et vendredi, le CSA d'avoir communiqué sur son compte Twitter avoir reçu plus "de 700 signalements concernant l'émission #CàVous (6/09)".

L'autorité a de même indiqué que "le dossier sera instruit prochainement", sans toutefois préciser si 'enquête sera davantage axée sur la responsabilité d'Éric Zemmour ou bien celle de France 5.

Un dossier "prochainement" instruit

Lors de l'émission, Éric Zemmour s'était surpris de constater que son livre ne comportait pas toutes ses chroniques de RTL. Notamment celle où il appelait "au bombardement de Molenbeek" et une autre concernant le cardinal Barbarin. Après avoir répondu à l'absence présumée de la première chronique "Je vous assure qu'elle y est. J'ai tout relu [...], toutes les chroniques sont là. Bombarder Moenbeek, évidemment qu'elle y est voyons", l'essayiste n'aura ainsi pu que se rétracter après vérification : "Je regrette qu'elle ne soit pas là. On va la mettre".

Crédits photos : capture d'écran

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