Emmanuel Macron : sa proposition d'un pass culturel de 500 euros à 18 ans

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Vendredi, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a émis sa proposition d'un pass culturel de 500 euros dont se verraient dotée la jeune population à l'âge de 18 ans.

Pour l'heure, Emmanuel Macron apparaît comme le seul candidat à la présidentielle à être soutenu sans vraiment afficher un programme clair et précis. Vendredi au micro de France Culture, l'ancien ministre de l'Économie a toutefois apporté quelques éléments permettant de mieux définir son projet.

Il s'est par exemple attardé sur une proposition lui ayant été inspirée par l'ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi : "Créer [...] un pass culturel : et donc, tous les jeunes à 18 ans auront 500 euros. Pas 500 euros chaque année, je vous rassure. Je ne propose pas le revenu universel, même dégradé. Mais 500 euros pour la culture. Le jour de vos 18 ans, vous avez 500 euros pour pouvoir acheter des livres, accéder à des contenus culturels, sur d'ailleurs une plateforme qui sera gérée par le ministère. C’est ce qu'a fait l’Italie, ça marche formidablement. Pourquoi ? Parce que c'est justement reconnaître le fait que vous devez pouvoir faire votre chemin dans la culture, et c'est le jeune, l'individu, qui est responsable justement, à ce moment-là, du choix qui sera le sien."

Pass culturel : Macron veut responsabiliser les jeunes

Et si l'on se pose la question de la manière dont il serait possible de dépenser cet argent, Emmanuel Macron donne des exemples tout en signifiant son intention de laisser une certaine liberté aux jeunes concernés : "Je ne veux pas le normer, mais c'est celui d'aller à une représentation théâtrale qui parfois n'a jamais été, bien souvent d'ailleurs, une expérience qu’il a connue, acheter un livre, accéder à une production culturelle."

Un financement "très minoritaire" de l'État

Enfin, quant au financement de ce pass culturel, le fondateur d'En Marche ! mentionne plusieurs sources : "Et ces 500 euros seront financés par l'État, pour une partie très minoritaire, par les diffuseurs, et par les GAFA [NDLR : acronyme réunissant quatre géants de la toile que sont Google, Apple, Facebook et Amazon]. Ça fait partie des contributions que je veux leur demander parce qu'ils bénéficient aujourd’hui de cet accès à la culture. Donc on doit les mettre à contribution parce qu'Internet n’a de sens que si on construit ce commun, et donc justement je veux qu'ils financent cela."

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