Emmanuel Macron n'a plus la cote et séduit moins à gauche

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Politique Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron à l'Assemblée Nationale à Paris, le 3 mai 2016
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron à l'Assemblée Nationale à Paris, le 3 mai 2016

Les récentes polémiques autour du ministre de l'Economie ont eu raison de la sympathie des français notamment auprès des militants socialistes qui en avaient fait leur chouchou.

L'affaire du costard et les révélations sur sa fortune ont passablement écorné le capital sympathie dont bénéficiait Emmanuel Macron depuis son arrivée au gouvernement. Sa popularité est en baisse notable et en véritable chute libre auprès des militants socialistes. La nouveauté, le modernisme, l'envie de changement qu'incarnait l'ancien banquier à son arrivée au ministère de l'économie semble avoir été passablement égratignée par les récentes polémiques.

Le capital sympathie d'Emmanuel Macron en baisse

Ils étaient 63% début avril à juger "compétent" Emmanuel Macron. La compétence du ministre de l'Economie n'est désormais plus évaluée positive que par 57% des sondés. Son capital sympathie a chuté à 54% alors qu'il était précédemment évalué à 63%.

Mais c'est surtout auprès des sympathisants socialistes que la chute est lourde. En avril, 59% des électeurs socialistes estimaient que le ministre serait "capable de sortir le pays de la crise". Ils ne sont plus désormais que 36% à penser qu'il puisse sortir le pays de l'ornière. Des résultats de mauvais augure pour le parti politique "En marche !" qu'il a récemment lancé.

Un désaveu lié aux récents couacs

La baisse de popularité d'Emmanuel Macron s'explique notamment par deux récentes polémiques qui ont entaché sa réputation. Il y a d'abord eu un échange verbal mouvementé fin mai à Lunel avec deux militants révoltés par la loi Travail que le ministre défend bec et ongles. Emmanuel Macron avait alors très maladroitement répliqué "la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler".

Plus récemment, nos confrères du "Canard enchaîné" et de "Médiapart" révélaient que le patrimoine d'Emmanuel Macron avait été passablement réévalué par le FISC, contraignant le ministre à payer l'Impôt Sur la Fortune (ISF) avec un effet de rétroactivité sur les années 2013 et 2014. Une chute de popularité mal venue pour le ministre alors que beaucoup pensent que celui-ci a des intentions pour l'élection présidentielle de 2017.

Crédits photos : © AFP FRANCOIS GUILLOT

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