Élisa Servier affirme avoir été violée par un acteur

Par , publié le
People
Élisa Servier dans un reportage sur David Hamilton diffusé dans "Stupéfiant !" sur France 2, le 16 janvier 2017

Dans un reportage diffusé lundi à la télévision, la comédienne Élisa Servier a déclaré avoir été violée par un acteur sur un tournage. Et d'avoir, des dizaines d'années durant, "enterré ça" dans un coin de sa tête.

Si cette déclaration a été émise dans un reportage consacré à David Hamilton, photographe britannique retrouvé mort en novembre dernier alors que l'animatrice Flavie Flament venait de l'accuser de viol, la comédienne Élisa Servier a désigné un autre responsable dans une affaire d'agression sexuelle la concernant directement.

Dans le numéro de l'émission Stupéfiant ! diffusé lundi soir sur France 2 a cependant été établi un lien entre David Hamilton et Élisa Servier : le film Tendres Cousines réalisé par le photographe en 1980, où la comédienne alors âgée de 26 ans connaissait là sa quatrième expérience cinématographique.

David Hamilton a dirigé Élisa Servier dans "Tendres Cousines"

Élisa Servier explique que pour ce film, il n'avait été question que d'un attouchement mammaire à son égard, un geste effectué par son partenaire à l'écran : "Là, je lui laisse me toucher un sein pour lui faire plaisir, mais, mais rien de plus, voilà."

C'est six ans plus tôt, alors qu'elle tournait dans son premier film Le Chaud Lapin de Pascal Thomas, que la comédienne a vécu une expérience qu'elle considère aujourd'hui tel un viol : "Moi, le premier film que j'ai fait, bah je me suis fait violer. J'ai bien enterré ça. J'avais 18 ans. J'ai enterré ça. C'est trente ans après que je me suis dit : ‘Ben non, mais je me suis fait violer'".

Viol sur son premier film : "aucune arme contre ça"

Sans donner de nom, Élisa Servier raconte que c'était "un mec, qui arrivait sur un tournage, qui était acteur, qui arrivait, qui ouvrait la porte de votre chambre, qui vous sautait dessus. On disait 'non', 'bah non', mais c'était hallucinant. Donc nous on n'avait aucune arme contre ça, on n'avait pas été prévenues. Mais il faut bien remettre ça dans le contexte de l'époque."

Des histoires que la comédienne a longtemps gardées pour elle : "Comme la plupart des gens qui se font violer, [...] vous dites 'Non, c'est pas possible, c'est pas arrivé. Ou c'est de ma faute, ou c'est honteux. Et houpla ! On met ça dans sa poche, avec son mouchoir par-dessus et on n'en parle plus jamais."

Crédits photos : capture d'écran

Partager cet article

Pour en savoir plus