El Khomri : le sentiment d'un Sarkozy participant à "une primaire de l'extrême droite"

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Politique Myriam El Khomri invitée de RTL le 16 septembre 2016
Myriam El Khomri invitée de RTL le 16 septembre 2016

Interrogée vendredi matin sur la possibilité que Nicolas Sarkozy retrouve la tête de l'État français en 2017, la ministre du Travail Myriam El Khomri a manifesté son désaccord, ajoutant que l'ancien président lui semble participer "à une primaire de l'extrême droite".

L'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir sur le plateau de L'Émission politique de France 2 a été particulièrement suivie par la classe politique, si ce n'est avec assiduité. Au lendemain de cette nouvelle sortie publique, des réactions pour le moins mitigées se sont faites entendre, du côté de la gauche comme dans les rangs de la droite.

Au micro de RTL, la ministre du Travail Myriam El Khomri n'est pas apparue convaincue par le discours de l'ex-président de la République. Et d'avoir ainsi signifié qu'elle "ne souhaite absolument pas" sa réélection en 2017, possiblement encore plus après ce qu'elle a entendu la veille.

Sarkozy : El Khomri "ne souhaite absolument pas" sa réélection

"Sincèrement, l’agressivité, la vision de la France, les coupables désignés : les musulmans, les chômeurs, les fonctionnaires, les syndicalistes, voilà la réalité de ce qu’il présente aujourd’hui aux Français". Et d'ajouter : "J'ai eu le sentiment, en regardant quelques extraits (je n'ai pas vu l'intégralité de l'émission d'hier), [...] qu'il participait à une primaire de l'extrême droite."

Appelée à confirmer si elle voyait oui ou non Nicolas Sarkozy comme un équivalent politique de Marine Le Pen, la ministre a répondu que "c’est une vision de la France qui divise. Moi je suis assez choquée, justement. Où sont l’humanisme, la générosité qui font justement l’identité de notre pays, nos valeurs ? Vous savez il y a la liberté, l'égalité et la fraternité. Et je crois que la fraternité c'est ce qui permet l'égalité et la liberté."

Ayrault "stupéfait" par l'ancien président

La candidate à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet a quant à elle regretté sur France Inter que Nicolas Sarkozy "et d’ailleurs certains autres dans ma famille politique renient leurs convictions sur l’écologie et ne défendent plus, voire rejettent, ce qui a été notre bilan sur ce sujet".

Sur LCI, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault s'est pour sa part dit "stupéfait" d'avoir entendu l'ancien exécutif se demander le pourquoi de la présence militaire française au Mali : "Quand on a été président de la République, on ne sait pas ce qu’on fait au Mali ? Que Nicolas Sarkozy ne sache pas pourquoi on est là, j’avoue (qu’il y a) de quoi être très inquiet pour ceux qui seraient tentés de voter pour lui".

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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