Égypte : Morsi condamné à mort, ses avocats font appel

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L'ex-président islamiste destitué Mohamed Morsi dans le box des accusés pendant son procès pour "espionnage" dans la banlieue du Caire, le 2 juin 2015

Samedi, les avocats de l'ex-président égyptien Mohamed Morsi ont fait appel de ses multiples condamnations à mort ainsi que de sa peine de prison à perpétuité.

L'ancien président égyptien Mohamed Morsi a été plus d'une fois condamné à mort, mais cela ne veut pas forcément dire que l'ex-dirigeant de l'Égypte est désormais destiné à périr au nom de la justice. Samedi, ses avocats ont en effet fait appel de ses condamnations à mort et de sa peine de prison à perpétuité.

L'un de ces avocats, Me Abdel Moneim Abdel Maqsoud, a fait savoir que sur les deux affaires concernant le président déchu, "nous avons interjeté appel devant la Cour de cassation pour tous les condamnés en détention, y compris Mohamed Morsi". Mohamed Morsi avait ainsi été condamné à mort, auprès de plusieurs dizaines de co-accusés, pour des évasions massives de prison et des attaques menées contre les autorités pendant la révolte de 2011, celle qui se conclura par la démission et le départ de Hosni Moubarak de son trône d'Égypte.

Condamnations à mort de Morsi : ses avocats font appel devant la Cour de cassation

Comme le rappelle l'AFP, l'ex-président avait également été condamné, dans un autre procès, à la prison à vie (25 ans de réclusion) pour espionnage aux bénéfices du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais et de l’Iran. Soulignons de même que parmi les accusés concernés dans l'un ou l'autre de ces dossiers, se trouvent le guide suprême de la confrérie des Frères musulmans Mohamed Badi ainsi que son adjoint, un riche homme d’affaires du nom de Khairat al-Chater.

Des dizaines de peines déjà annulées

On observe aussi dans le box des accusés la présence de deux autres figures des Frères musulmans, Saad al-Katatni (ancien président du Parlement) et Mohamed al-Beltagui. La chute de Mohamed Morsi s'était accompagnée d'une répression menée dans le sang, laquelle prendra pour cible les partisans du président déchu. Plus de 1.400 personnes périront dans cet épisode, alors que des dizaines de milliers d'autres seront arrêtées avec des centaines de condamnations à mort prononcées. La Cour de cassation a toutefois déjà annulé plusieurs dizaines de ces peines.

Crédits photos : © AFP/Archives KHALED DESOUKI

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