Egypte : Découverte d'une momie aux tatouages uniques

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Culture
Le cou de la momie tatoué retrouvé par les équipe de Cédric Gobeil

Une momie vieille de 3.300 ans et recouverte de tatouages uniques a été découverte par les équipes de l’égyptologue Cédric Gobeil de l’Institut Français d’Archéologie Orientale.

Les pharaons n’ont pas fini de nous surprendre ! En témoigne cette nouvelle découverte effectuée dans le village de Deir el-Médineh, par les équipes de l’égyptologue Cédric Gobeil de l’Institut Français d’Archéologie Orientale.

La momie d’une femme égyptienne tatouée qui a vécu il y a 3.300 ans, a en effet été retrouvée par les chercheurs.

Des tatouages parfaitement conservés et uniques

Les résultats de cette découverte ont été publiés dans la revue scientifique Nature. Une découverte exceptionnelle à plus d’un titre. Car si une quinzaine de momies tatouées ont déjà été retrouvées (toutes appartenaient à des femmes), c’est la première fois que ces tatouages représentent autre chose que de simples formes géométriques.

La momie de cette femme qui a vécu quelques années après le règne de Toutankhamon est en effet couverte de tatouages représentant des illustrations bien particulières. Ainsi, on retrouve les yeux Oudjat qui incarnent le signe Nefer qui signifie « bon, beau ou parfait ». On retrouve également des babouins assis qui représentent le dieu Thot, des cobras ondulant, deux vaches se faisant face représentant la déesse Hathor, laquelle faisait l’objet d’un culte à Deir el-Médineh où a été retrouvé la sépulture de cette femme momifiée entre 24 ans et 35 ans. Les tatouages parsèment la gorge et les deux bras de la momie.

La momie d’une magicienne ou d’une artiste

Après avoir vérifié que les tatouages avaient bien été effectués du vivant de cette femme et non après sa mort, Cédric Gobeil et ses équipes, aidées par l’anthropologue américaine Anne Austin qui a découvert la momie, tentent d’analyser ces illustrations.

Selon l’interprétation des experts, cette femme aurait pu jouer le rôle de prêtresse ou de musicienne. Selon Cédric Gobeil, « les serpents sur sa peau peuvent faire également penser à une magicienne qui pouvait venir en aide aux gens en tant que charmeuse de serpents ou de scorpions, ou même communiquer avec les morts ».

Crédits photos : Twitter Stanford University

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