Egalité hommes-femmes au travail : pas avant 170 ans, selon le Forum économique mondial

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Société
Un homme et une femme au bureau. Image d'illustration.

Un rapport du Forum économique mondial estime que si rien n'est fait, l'égalité au travail entre hommes et femmes n'interviendra pas avant l'année 2186.

Il y a quelques jours, les Islandaises faisaient parler d'elles à travers le monde en quittant le travail à 14h38 précises pour marquer la différence de traitement salarial entre elles et leurs homologues masculins.

Et le rapport du Forum économique mondial (WEF) ne devrait pas les rassurer puisque si rien n'est fait, juge-t-il, ce n'est pas leur génération, ni même leurs filles, qui pourront vivre cette avancée sociale.

L'égalité au travail, pas avant 2186 ?

Ce rapport 2016 observe un "fort ralentissement" en la matière. Et pour cause, la mouture 2015 de l'étude, qui concerne 144 pays, indiquait que la parité pouvait intervenir en 118 ans, contre 170 à ce jour.

C'est l'un des 4 critères pris en compte (avec l'éducation, l'émancipation politique et la santé) qui a permis à leurs auteurs de déterminer que "Le fossé entre les sexes, désormais de 59 %, est plus élevé qu’il n’a jamais été depuis 2008 […] Les progrès se sont inversés, après avoir atteint leur pic en 2013". En d'autres termes, quand un homme gagne 100 (unités de valeur) dans le monde, une femme ne perçoit que 59.

Quelle position pour la France ?

Sans trop de surprise, même si le récent coup d'éclat des Islandaises pourrait faire penser le contraire, les pays nordiques sont en avance. Islande en tête donc, suivie par la Finlande, la Norvège, la Suède et... le Rwanda. Quant à la France, elle se classe à la 17ème place, certes derrière l'Allemagne (13) mais devant le Royaume-Uni (20).

Les conséquences de cette inégalité ? Pour les auteurs du rapport, "Le monde risque de gâcher un nombre alarmant de talents s’il n’agit pas rapidement pour réduire les inégalités entre les sexes, qui peuvent compromettre la croissance et priver certaines économies de possibilités concrètes de développement".

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