Edward Snowden relativise l’élection de Donald Trump

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Edward Snowden lors d'une visioconférence le 19 août 2016

Edward Snowden, qui risque gros avec l’élection de Donald Trump, a indiqué lors d’une conférence qu’il ne fallait pas en avoir peur.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’élection de Donald Trump n’a pas manqué de déclencher de vives réactions sur l’ensemble de la planète. L’homme ne peut en effet laisser indifférent et les réactions de rejet sont nombreuses. De nombreuses personnes sont même allées jusqu’à dire qu’elles avaient peur de l’avenir.

Apparemment, ce n’est pas le cas du lanceur d’alerte Edward Snowden qui, de son côté, a déclaré qu’il ne fallait pas avoir peur du nouveau président des États-Unis.

« Pas la fin de notre monde »

C’est à l’occasion d’une vidéoconférence donnée depuis la Russie et organisée par le moteur de recherche néerlandais StartPage que l’ancien consultant de l’agence de sécurité américaine NSA a donné son avis sur l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Pour lui, l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche est « un moment sombre dans l’histoire de la nation américaine", mais « ce n’est pas la fin de l’histoire ».

Pour Snowden, Donald Trump a simplement reçu des mains des administrations Bush et Obama les clés d’un système de surveillance généralisée extrêmement performant. « Si nous voulons un monde meilleur, nous ne pouvons espérer un Obama et nous ne pouvons pas être effrayés par un Donald Trump : nous devons le construire nous-mêmes », a affirmé le lanceur d’alerte jeudi soir avant d’ajouter « Si nous travaillons ensemble, nous pouvons construire quelque chose de meilleurs, nous pouvons profiter d’une société plus libre et plus libérale, dont tous pourront tirer profit ».

La crainte d’une extradition

Edward Snowden a également évoqué la possibilité d’une extradition vers les États-Unis de la part de Vladimir Poutine, grand ami de Donald Trump. « Même si mon sort m’importe évidemment, je suis la partie la moins importante de tout ceci : ce n’est pas à propos de moi, c’est à propos de notre société » a-t-il martelé.

Pourtant, le lanceur d’alerte a de quoi être inquiet, car Donald Trump ne le tient pas vraiment dans son cœur. Le nouveau président ayant même évoqué une possible « exécution » du lanceur d’alerte sur Twitter en 2014.

Crédits photos : © AFP/Archives FREDERICK FLORIN

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