Éducation : la fessée ne revêt "aucune vertu" pour le ministère des Familles

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Société
Enfants venant de commettre une bêtise

Le ministère des Familles considère que la fessée n'a "aucune vertu éducative" et, dans un "livret des parents", préconise une éducation dénuée de violence.

La France apparaît comme l'un des rares pays où la fessée est autorisée par la loi. Ce geste fait cependant partie, au sein d'un "livret des parents" lancé en tout début de semaine, de ceux n'étant pas recommandés d'effectuer envers des enfants.

Ce livret d'une quinzaine de pages, pouvant être consulté en ligne et téléchargé sur le site du gouvernement, a été conçu conjointement par le ministère des Familles, la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et la Mutualité sociale agricole (MSA). Il sera envoyé aux futurs parents en milieu de grossesse, soit entre le 4e et le 5e mois.

Fessée, gifle : des générateurs de stress selon le ministère des Familles

Dans l'éditorial du fascicule, la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes Laurence Rossignol explique que le livret a pour objectif d'"apporter quelques repères mais aussi aide et conseils concrets" aux parents. Et parmi les recommandations présentes dans ce livret, celle d'éviter notamment les punitions corporelles telles les fessées et les gifles :

"Frapper un enfant n'a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n'apprennent pas à l'enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement".

Laurence Rossignol : "pas besoin d'une loi"

Mme Rossignol se veut ainsi en accord avec ses propos tenus il y a plus d'un an sur la question, où la ministre indiquait vouloir privilégier le débat à une modification du caractère légal de la gifle et de la fessée : "Nous n'avons pas besoin d'une loi. En revanche un débat dans la société, une évolution de l'éducation et de la parentalité me paraissent être nécessaires".

En ce même mois de mars 2015, un sondage Ifop révélait d'ailleurs qu'une majorité de Français (70%) se disaient opposés à une interdiction de la fessée. Un sujet qui s'est au passage révélé particulièrement brûlant, il y a de cela un peu plus d'une semaine, par l'échange télévisé entre Yann Moix et Patrick Sébastien sur l'éducation par la violence.

Crédits photos : Zoeytoja / Shutterstock.com

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