Ebola : sévère rechute d'une infirmière britannique

Par , publié le
Société Des bottes pour le personnel médical qui lutte contre le virus Ebola à l'hôpital de Donka à Conakry, le 8 mars 2015
Des bottes pour le personnel médical qui lutte contre le virus Ebola à l'hôpital de Donka à Conakry, le 8 mars 2015

Une infirmière britannique qui avait contracté le virus Ebola avant d'en apparaître guérie en janvier dernier vient d'être hospitalisée dans un "état grave" des suites d'une "complication tardive inhabituelle".

Vendredi, l'hôpital Royal Free (Royaume-Uni) a annoncé que l'infirmière britannique qui avait contracté le virus Ebola avant d'être déclarée guérie en janvier dernier se trouve désormais dans un "état grave". En ajoutant que la patiente a été admise suite à une "complication tardive inhabituelle".

Nos confrères du Parisien nous précisent que l'infirmière de 39 ans est soignée depuis vendredi dans une unité d'isolement, après avoir été transférée par avion militaire de l'hôpital Queen Elizabeth (Glasgow, Écosse) au Royal Free durant les premières heures du 9 octobre.

Infirmière britannique guérie d'Ebola en janvier : dans un "état grave" après une "complication"

Rappelons que cette femme avait été diagnostiquée positive au virus Ebola à la fin du mois de décembre 2014. Elle venait alors de rentrer d'une mission effectuée en Sierra Leone pour le compte de l'ONG Save the Children, et en lieu et place du médicament expérimental ZMapp, s'était vu administrer un traitement lui aussi expérimental de même que du plasma sanguin prélevé sur un survivant d'Ebola. Son rétablissement total avait été communiqué le 24 janvier 2015.

Une persistance possible de quelques mois chez les survivants

Paul Cosford, directeur médical de Public Health England (PHE), a déclaré que "les autorités sanitaires écossaises vont suivre un petit nombre de personnes ayant été en contact étroit avec [l'infirmière] par mesure de précaution", en soulignant qu'"il est important de se souvenir que le virus Ebola peut seulement être transmis par contact direct avec le sang ou des fluides corporels d'une personne infectée pendant qu'elle présente des symptômes". Le professeur John Edmunds, officiant pour sa part à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), a quant à lui exprimé la probabilité de nouvelles épidémies : "Le virus Ebola peut occasionnellement persister pendant quelques mois dans certains tissus chez les survivants. Le risque de transmission par ces individus semble très bas mais, avec tant de survivants en Afrique de l'Ouest, il y a un risque que de nouvelles épidémies se déclenchent."

Crédits photos : © AFP/Archives Cellou Binani

Partager cet article

Pour en savoir plus