Droits de l'Homme : le Maroc choqué par un rapport des États-Unis

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International Mohammed VI, le roi du Maroc
Mohammed VI, le roi du Maroc

Après la publication d'un rapport américain sur les Droits de l'Homme que le Maroc considère offensant, Rabat a convoqué l'ambassadeur des États-Unis pour lui signifier la problématique.

À la mi-avril, le département d'État américain publiait son rapport annuel portant sur les Droits de l'Homme. Le document consacrait une quarantaine de ses pages au Maroc, et ses auteurs d'y avoir notamment dénoncé une indépendance toute relative de la justice du royaume et une liberté d'expression et de la presse elle aussi discutable.

Et si les signataires du rapport disent s'être basés sur des informations d’organisations nationales et internationales pour constituer leurs conclusions, Rabat semble remettre en question une grande partie si ce n'est l'intégralité du document. Dans un communiqué daté du 17 mai dernier, le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad dénonce ainsi l'"approximation", le "mensonge" et le caractère "scandaleux" du rapport.

États-Unis : le Maroc dénonce un rapport "approximatif" et "mensonger"

Dans des propos rapportés par Le Monde, le ministre poursuit en évoquant des sources "peu fiables" et "politiquement hostiles" au royaume, de même que des "conclusions générales hâtives et des extrapolations abusives". M. Hassad ajoute même que des réunions ont eu lieu entre le Maroc et les États-Unis ces dernières semaines, des rencontres n'ayant apparemment pas sensiblement amélioré l'entente entre les différentes parties.

Suite à la fin de non-recevoir exprimée par le porte-parole du département d’État américain John Kirby, conséquemment à la réaction du ministre marocain de l'Intérieur, Rabat a convoqué le lendemain l'ambassadeur des États-Unis Dwight Bush.

L'ambassadeur américain convoqué

Après cette rencontre, le ministre marocain des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar a signifié par voie de communiqué "l’acharnement des rédacteurs du rapport, quitte à dénaturer les faits, [qui] pousse le gouvernement du royaume du Maroc à s’interroger sur les véritables visées et motivations de cet exercice".

Et de continuer en indiquant que "le Maroc affirme et confirme le caractère décalé de ce rapport avec la réalité [et] est prêt à aller jusqu’au bout pour confronter, y compris devant les instances américaines appropriées, les données, et passer en revue chaque cas évoqué."

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