Pourquoi le cerveau humain ressemble à une noix ?

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Sciences Illustration. Les connections dans le cerveau humain.
Illustration. Les connections dans le cerveau humain.

Des scientifiques se sont penchés sur la manière dont le cerveau humain prenait cette forme si caractéristique de noix. Des contraintes mécaniques en seraient l'origine.

Quel que soit notre niveau en biologie ou en anatomie, s’il y a un organe que l’on reconnaîtrait entre mille à cause de sa forme si particulière, c’est le cerveau. Souvent comparé à une noix ou à un plat de spaghettis, le cerveau intrigue autant qu’il passionne.

Des scientifiques se sont attelés à comprendre pourquoi notre cerveau prenait cette forme dans notre boîte crânienne dans une étude publiée dans la revue Nature Physics.

Une compression mécanique

Pas besoin de chercher très loin l’explication de cette forme, car selon les scientifiques, elle résulterait simplement d’une compression mécanique de l’organe dans notre crâne. Si l’explication paraît simpliste, elle est pourtant l’objet de débat depuis plusieurs décennies puisque certains scientifiques attribuaient cette formation à des facteurs biochimiques.

Finalement, le cerveau opère cette forme de repli pour des contraintes d’espace... Si notre boîte crânienne se formait différemment, il y a fort à prier que notre cerveau prendrait une autre forme.

Jusqu’à 2 mètres carrés de surface

En effet, selon cette même étude, si on dépliait totalement notre cerveau, celui-ci couvrirait une surface de 1 à 2 mètres carrés, de quoi passer difficilement dans les portes ! Rappelons que le volume moyen d’une boîte crânienne représente environ 1100 à 1700 cm3. Les scientifiques ont découvert que le cerveau humain commençait à se replier à partir de la 20e semaine de gestation du fœtus et se poursuit jusqu’à environ 1 an et demi après la naissance de l’enfant.

Le professeur Lakshminarayanan Mahadevan de l’Université de Harvard et coauteur de l’étude indique que cette découverte peut permettre de mieux comprendre la formation de certaines pathologies neurologiques et ainsi, améliorer les méthodes de diagnostics et de traitements.

Crédits photos : Alex Mit/Shutterstock

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