Dordogne : des croix gammées taguées sur un monument aux morts

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France
La mairie de Saint-Michel-de-Double et son monument aux morts. Image d'illustration.

Hier, alors que se célébrait la signature de l’armistice de la Première Guerre Mondiale, plusieurs croix gammées ont été taguées sur le monument aux morts de Saint-Michel-de-Double en Dordogne.

C’est avec une vive émotion que les habitants de Saint-Michel-de-Double, un petit village de moins de 300 habitants en Dordogne, ont découvert hier matin des croix gammées taguées à divers endroits de leur commune, dont le monument aux morts, érigé en l’honneur des habitants qui se sont sacrifiés pour la France durant la Première Guerre Mondiale.

Un monument aux mort recouverts de croix gammées en Dordogne

Hier se sont déroulées un peu partout en France des commémorations en souvenir de la signature de l’armistice, le 11 novembre 1918, de la Première Guerre Mondiale. A Paris, le président François Hollande s’est rendu sur la tombe du Soldat inconnu. C’est ce jour particulièrement solennel qu’ont choisi des vandales pour dessiner à la bombe de peinture des croix gammées dans le village Saint-Michel-de-Double en Dordogne.

Les habitants ont ainsi découvert au réveil ce symbole nazi sur le mur de l’école, des pots de fleur installés dans des massifs municipaux mais aussi sur les quatre côtés du monument aux morts, sur lesquels une dizaine de croix gammées ont été taguées. Ce n’est pas la première fois que cette petite commune connait de telles dégradations. Au mois d’octobre déjà, une cabane décorative située dans le parc du village ainsi que la façade d’un restaurant avaient été visées.

La gendarmerie a ouvert une enquête

Serge Durant, le maire de la commune s'est dit « stupéfait, un jour de 11 novembre ». En ajoutant : « Salir ainsi la mémoire de ceux qui ont combattu, c'est ignoble, il n'y a pas de mots, et je suis touché parce que ce n'est pas la première fois ». Plus d’une quarantaine d’habitants du village avaient succombés durant la Première Mondiale et le 20 mars 1944, les nazis en avaient fusillés cinq. C’est la gendarmerie de Mussidan en Dordogne qui s’est vue confiée l’enquête.

Crédits photos : Wikimedia de Père Igor

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