Disparition prochaine du magazine emblématique Terra Eco

Par , publié le
France Message de fin publié sur le compte Twitter de Terraeco
Message de fin publié sur le compte Twitter de Terraeco

Trait d'union entre un ancien monde aux valeurs non pérenne et un nouveau monde respectueux de la planète et de l'humain, le magazine Terra Eco va prochainement disparaitre des kiosques tout comme sa version en ligne.

Incapable de trouver un modèle économique viable, le mensuel Terra Eco va devoir s'arrêter à la fin du mois avec la sortie du dernier numéro qui devrait être bouclé ces jours-ci. Le mensuel, qui incarnait l'orientation vers un nouveau monde plaçant les questions environnementales et humaines au cœur des priorités, va disparaitre après 12 années de publications.

Pas de repreneur intéressé

Faute de trouver un repreneur, le magazine qui compte quatorze salariés et plusieurs pigistes, est entré en procédure de liquidation. Il avait été placé en redressement judiciaire au mois de juillet de l'année 2015. Le mensuel avait pourtant exploré de nombreuses pistes afin de trouver un modèle économique viable mais en vain.

Selon David Solon, les repreneurs potentiels du magazine se sont surtout focalisés sur les coûts du mensuel sans prendre en compte ses revenus réels et potentiels. Comme beaucoup de titres de presse, David Solon parle de sa "frustration de ne pas avoir trouvé la clé"d'un modèle économique pérenne.

La fin d'une aventure ou un au revoir ?

Le magazine avait débuté en 2004 sous le nom de Terra Economica sur Internet. Avec le succès rencontré en ligne, le magazine était passé au papier durant l'année 2009. Dernièrement, le journal compte environ 20.000 abonnés et autant de ventes en kiosque sans oublier les consultations du magazine en ligne.

Parfois provocateur, souvent avant-gardiste, le magazine a lancé de nombreuses idées nouvelles et ouvert les esprits à un changement nécessaire. Pour Walter Bouvais : "Tout le monde sait que les thématiques que nous portons sont majeures, mais cela ne se traduit pas forcément dans les actes. Notre histoire est emblématique d’une époque partagée entre la conscience que le monde doit changer et la force des résistances".

Partager cet article