Deux Femen perturbent le controversé Salon de la femme musulmane

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France Inna Chevchtchenko, militante Femen et porte-parole des Femen à Paris
Inna Chevchtchenko, militante Femen et porte-parole des Femen à Paris

Samedi soir, lors du Salon consacré à la femme musulmane à Pontoise, deux militantes du Femen sont montées sur scène et ont perturbé l’événement.

Vers 20h30 samedi soir, peu avant la clôture du Salon dédié à la femme musulmane à Pontoise dans le Val-d'Oise, deux militantes du mouvement féministe Femen "sont montées sur la scène, habillées de djellabas qu’elles ont enlevées avant d’être prises en charge par le service de sécurité du salon et remises à la police", a indiqué une source policière.

Deux Femen perturbent le Salon de la femme musulmane à Pontoise

C'est vers 20h30 que deux militantes du Femen âgées de 25 et 31 ans sont montées sur la scène du Salon de la femme musulmane alors que "deux imams étaient en train de parler de la question de savoir s’il faut battre ou non sa femme", a raconté à l’AFP, Inna Shevchenko, porte-parole des Femen à Paris. Sur scène, les deux femmes vêtues de djellaba ont crié en arabe et en français "personne ne soumet, personne ne me possède, je suis mon propre prophète", tout en se dénudant. Selon Inna Shevchenko, les deux femmes d'origine algérienne et tunisienne, ont été insultées par la foule de "sales putes, il faut les tuer"  puis une "quinzaine d’hommes ont sauté sur la scène et leur sont tombées dessus".
La police est rapidement intervenue, les deux militantes ont été "entendues samedi soir" et leur garde à vue a été "levée dans la nuit", a indiqué le parquet de Pontoise avant d'ajouter :  "nous allons poursuivre l’enquête et les auditions pour savoir ce qui s’est passé".

Une pétition avait été signée avant l'ouverture du Salon

Avant l'ouverture du Salon, une pétition avait été créée sur le site Change.org, par une personne dénonçant la présence parmi les invités de "prédicateurs fondamentalistes tels que Nader Abou Anas, connu pour avoir légitimé le viol conjugal et plus largement la soumission de la femme". Le pétition avait recueilli près de six mille signatures. Le Parti des radicaux de gauche avait aussi dénoncé la présence de ces prédicateurs et l'observatoire départemental de la laïcité du Val-d'Oise avait, quant à lui, appelé à manifester contre ce Salon qu'il considère comme "fondamentaliste", dimanche à 15h.

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