Des troupes nigérianes en Guinée Bissau ?

Par , publié le
Monde troupes-nigérianes

Le ministre de la Défense nigérian, Bello Haliru Mohammed, a annoncé l’envoi de militaires en Guinée Bissau avant le 18 mai. La déclaration a eu lieu ce lundi, lors de l’ouverture à Abuja d’une réunion des chefs d’Etat Major de la CEDEAO, consacrée à la résolution des crises malienne et bissau-guinéenne.

Plus d’un mois après le coup d’Etat du 12 avril 2012, la CEDEAO (Communauté Economique de Etats d’Afrique de l’Ouest) se réunissait ce lundi à Abuja, afin d’envisager les modalités de déploiement de troupes ouest-africaines au Mali et en Guinée Bissau. L’organisation de la sous-région était récemment parvenue à contraindre la junte à accepter la présence de ces forces militaires, ainsi que la mise en place de nouvelles élections présidentielles dans un délai de 6 mois.

Vendredi, les responsables du coup d`Etat à Bissau et les médiateurs africains s’étaient qui plus est entendus pour que ce soit le président de l’Assemblé nationale, M. Manuel Serifo Nhamadjo, qui dirige le gouvernement de transition. Tout semble ainsi mis en place pour que le pouvoir soit à présent rendu aux civils dans les plus brefs délais.

Bello Haliru Mohammed n’a pas encore précisé combien de soldats nigérians seraient déployés. Le 26 avril, les dirigeants d’Afrique de l’Ouest avaient annoncé l’envoi de 500 à 600 hommes, par plusieurs pays, dont le Nigéria. La mission aura pour tâche de contribuer au maintien de l’ordre et de la paix pendant la période de transition politique, et également de veiller au départ des troupes angolaises – la Missang – du territoire guinéen.

Malgré un recul de la junte sur de nombreux points, celle-ci aura finalement réussi à obtenir ce qui avait motivé le coup d’Etat du 12 avril : le retrait des troupes angolaises, objet de discorde entre l’armée et l’ancienne équipe gouvernementale, ainsi que l’éviction de l’ancien premier ministre Carlos Gomes Junior, accusé de les soutenir. Ce dernier, emprisonné par la junte en compagnie de l’ex-Président de la République Raimundo Pereira pendant 15 jours, a été libéré le 27 avril, et se trouve depuis lors à Abidjan. Il était le grand favori des élections présidentielles qui auraient dues se tenir le 29 avril

Partager cet article

Pour en savoir plus