Dépression et santé mentale : l'OMS alerte

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Société Photo d'illustration. Une personne souffrant de dépression.
Photo d'illustration. Une personne souffrant de dépression.

Dans le cadre de la journée de la santé mentale, l'OMS plaide pour une meilleure prise en charge et une dignité accrue.

Pour cette journée de la santé mentale, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi le thème de la dignité. Selon elle, dans le monde, la dépression est la première cause d'incapacité. Dans notre pays, 20% des personnes en seraient atteintes à des degrés divers.

Or, si ce trouble touche autant de personnes, il s'accompagne de discriminations et de mises à l'écart tout aussi importantes. Pour l'OMS, la sensibilisation est de mise.

350 millions de dépressifs dans le monde

A l'échelle du globe, c'est 1 humain sur 20 qui en est atteint. Dans son communiqué, l'organisation rappelle que la Convention relative aux droits des personnes handicapées pose que "(...) toute discrimination fondée sur le handicap est une négation de la dignité et de la valeur inhérentes à la personne humaine". Mais dans certains pays, le taux de prise en charge des dépressifs n'atteint pas 10%; et malgré l'existence de thérapies tout à fait efficaces.

Et dans des zones reculées, ou rurales, cette prise en charge peut être un parcours semé d'embûches, tant son accès est rendu difficile. En effet, le personnel médical n'est pas forcément formé au traitement des maladies mentales. Ou, les infrastructures sont carrément inexistantes.

La dignité passe par la communauté

Il est fondamental que la communauté soit éduquée sur les conséquences des problèmes mentaux, afin d'éviter la marginalisation des malades. Avec le projet QualityRights, l’OMS dit s’être "engagée à garantir le respect de la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux partout dans le monde". Comment ? Cette dignité passe notamment par l'intégration politique et sociale des personnes (leurs opinions doivent être entendue). Ensuite, les soins se doivent d'être performants, c'est-à-dire qu'ils ne doivent pas seulement faire l'objet d'un accompagnement, mais d'un objectif de rétablissement. En cela, la formation des personnels est fondamentale.

Concernant la dépression en particulier, et comme les rechutes sont monnaie courante, l'OMS recommande que les individus soient largement suivis, dans l'optique essentielle de parer aux tentatives de suicide.

Crédits photos : Shutterstock.com

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