Début du procès d’une femme ayant étranglé l’épouse de son amant

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Faits Divers Photo d'illustration
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Une femme de 30 ans comparait pour le meurtre d'Eloïse Bagnolini, épouse de son amant.

Début d’un procès ce lundi par la cour d’assises du Vaucluse, pour le meurtre d’Eloïse Bagnolini, mère de famille de 30ans. Sur le banc des accusés, comparait Jessy Travaglini, âgée de 30 ans, pour un procès qui devrait durer trois jours.Le 12 octobre 2013, Eloïse Bagnolini est retrouvée poignets liés, dans le coffre de la voiture de Jessy Travaglini stationnée à quelques mètres de son domicile à Aubignan.

La veille, les deux femmes s’étaient rencontrées pour discuter de la liaison qu’entretenait Jessy Travaglini avec Alain Castel, mari de la défunte. Ce dernier, sans nouvelles de sa femme depuis la veille, avait lancé l’alerte. L’auteur du crime, qui travaille dans la même entreprise qu’Alain Castel, avait avoué le meurtre à son père et s’était finalement rendu.

« J’ai pas voulu la tuer, je ne lui ai jamais voulu de mal »

Selon la version de Jessy Travaglini, Eloïse Bagnolini l’avait contacté la veille par texto pour lui donner rendez-vous chez elle. Une dispute avec échanges de coups aurait éclaté entre les deux femmes et, pour se défendre, Jessy Travaglini aurait passé une serviette autour du cou de sa rivale.

"J'ai pas voulu la tuer, je ne lui ai jamais voulu de mal" déclare Jessy Travaglini lors de l’ouverture de son procès. Une version largement contestée par les enquêteurs qui révèlent que "de nombreux éléments confortent, lorsqu'ils sont mis en perspective les uns par rapport aux autres, la réalité d'une préméditation dans la mort d'Eloïse Bagnolini".

La thèse du meurtre prémédité privilégiée

Les enquêteurs ont notamment découvert que Jessy Travaglini, également mariée, avait posé un jour de congé en cachette de son mari et acheté une arme à impulsion électrique. La thèse du rendez-vous donné par la victime, est également contestée, ne collant pas avec son emploi du temps.

Il apparaît peu vraisemblable qu'une jeune femme (...) après une bagarre ayant tourné au drame sans intention de tuer, puisse aussitôt, face à un cadavre, faire preuve d'autant de sang-froid et penser à mettre autant de choses en place pour faire disparaître les preuves, maquiller le crime et se mettre à l'abri des soupçons, sauf à considérer qu'un plan était minutieusement élaboré en ce sens préalablement", s’étonnent les enquêteurs. Pour le meurtre d’Eloïse Bagnolini, Jessy Travaglini encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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