Débat de la primaire : les vérités et inexatitudes des candidats

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Politique
Les sept candidats à la primaire de la droite et du centre

Le débat télévisé de jeudi entre les candidats à la primaire de la droite et du centre a-t-il été le théâtre de la vérité seule ? Il apparaît en fait que certaines paroles alors prononcées ne trouvent pas écho dans les faits.

Jeudi sur l'antenne de TF1, le débat de la primaire de la droite et du centre a entre autres donné lieu à des échanges entre les candidats quant à des points particuliers de leur programme ou de leur gouvernance passée. Il a également été question d'affirmations qui ne pouvaient être confirmées ou rectifiées sans délai en raison du rythme enlevé du rendez-vous.

Le débat s'étant conclu il y a de cela plusieurs dizaines d'heures, il est désormais possible d'attester de vérités mais aussi d'erreurs commises pendant le débat, un listing nous étant offert par nos confrère de franceinfo.

Pour commencer, alors que Jean-François Copé a prêté à Bruno Le Maire une volonté de dépénaliser le cannabis, celle-ci n'apparaît pourtant pas dans le programme de son interlocuteur : "Nous proposons de requalifier l'infraction de détention et de consommation de cannabis de délit à celle de contravention. En cas d’interpellation d’un individu, il convient donc de recourir systématiquement à la contraventionnalisation forfaitaire quelle que soit la quantité détenue par le contrevenant. Le recours à une sanction financière sévère est proposé. Contravention de 3ème classe, amende majorée à 180 euros."

Primaire de la droite et du centre : Copé gagne contre Sarkozy

Le député de Seine-et-Marne a cependant visé juste en déclarant qu'en 2007, Nicolas Sarkozy s'était prononcé en défaveur d'un référendum après l'élection présidentielle, alors que l'ex-chef de l'État a nié cette position jeudi soir.

En indiquant que "le Smic en France est plus élevé que dans la plupart des autres pays européens", François Fillon a bien dit vrai, ce salaire étant en effet classé quatrième dans le tableau des revenus minimums existant sur l'ensemble des pays européens.

Juppé mi-figue, mi-raisin sur le plein emploi

Alain Juppé a quant à lui tenu des propos partiellement exacts au sujet du plein emploi. Ainsi, quand il dit que ce dernier "existe dans beaucoup de pays autour de nous", et qu''il existe même dans certaines régions françaises, où l'on est à 5 ou 6% de chômage", le maire de Bordeaux est dans le vrai dans la première partie de sa déclaration, alors que la France ne comprend ni région, ni département où le plein emploi est observé.

Crédits photos : capture d'écran

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