Créteil : la nourrice condamnée à 9 ans de prison pour la mort d'un bébé

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France La Cour d'assises du Val de Marne à Créteil au palais de justice.
La Cour d'assises du Val de Marne à Créteil au palais de justice.

Hier, la Cour d'assisses du Val de Marne a condamné, 8 ans après les faits, une nourrice agréée à 9 années de prison pour avoir provoqué la mort d'un bébé âgé de 7 mois par violence.

Les faits remontent au mois d'octobre 2008. Une nourrice de 49 ans, agréée depuis 17 ans, a appelé les secours car la petite fille de 7 mois dont elle avait la garde était "toute molle". Après quatre heures en soins intensifs, la petite Charlotte est décédée. Interrogée par les forces de l'ordre, la nourrice s'est défendue de toute violence et avait évoqué un simple malaise à l'heure du déjeuner.

Un rapport qui intervient un an et demi plus tard

En mai 2010, soit environ un an et demi après les faits, deux médecins experts concluent sans le moindre doute que la petite Charlotte portait tous les symptômes du "syndrome du bébé secoué".

De nouveau interrogée par la police, l'ancienne assistante maternelle, devenue par la suite nourrice agréée, a de nouveau nié les faits puis finalement avoué des violences. Elle aurait alors confié avoir soulevé de cinquante centimètres le transat avant de le jeter violemment au sol "au maximum trois ou quatre fois" avouera la nourrice qui avait toute la confiance de la famille du bébé.

Condamnée à 9 années de prison

8 ans après les faits, la nourrice qui comparaissait libre, a reconnu au bord des larmes lors de l'ouverture de son procès : "je suis tellement désolée, tellement désolée. Je n'aurais jamais pensé faire une chose pareille". Les assises du Val de Marne à Créteil l'ont condamnée à 9 ans de prison malgré le fait que l'avocat général ait réclamé entre 12 et 14 années de réclusion.

La nourrice brutale serait en fait une récidiviste. Ainsi, l'enquête réalisée sur l'accusée a mis en évidence d'anciens mauvais traitements que la nourrice aurait commis durant les années 2000. En 2004 déjà, une maman avait préféré se séparer de la nourrice après avoir récupéré son enfant "sur le dos, le regard hagard". Deux ans plus tard, une petite fille de 7 mois dont elle avait la garde avait dû être hospitalisée pour de la pression intracrânienne qui avait nécessité des drains. D'autres faits sont aussi à l'étude dans le cadre de procédures disjointes.

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