Le convoi présidentiel est-il impliqué dans un accident mortel ?

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France
Photo d'illustration. Le gyrophare d'une moto de gendarmerie.

Un homme de 83 ans a été victime d’un accident mortel après le passage du convoi présidentiel sur la rocade de La Rochelle le 8 novembre dernier. Sa famille cherche à comprendre les causes réelles de ce drame.

Les écarts au Code de la route effectué par les véhicules de fonction des hommes et femmes politiques font souvent la une des médias. Entre feux rouges grilles ou vitesses excessives, les élus sont régulièrement pointés du doigt.

Mais l’affaire dévoilée par l’Express va bien plus loin. En effet, la famille d’un octogénaire s’interroge à la suite de l’accident de voiture mortel de leur proche alors qu’il circulait sur la même route que celle du convoi présidentiel.

Un accident aux circonstances troubles

L’affaire remonte au 8 novembre dernier. Ce jour-là, Marcel Briché, 83 ans et résidant à Nieul-sur-Mer au nord de La Rochelle, circule en voiture et s’engage sur la rocade rochelaise au niveau de Lagord. À ce moment précis, le convoi de François Hollande, qui se rend aux Assises de l’économie maritime, circule sur cette même rocade et en occupe toute la largeur.

Un policier demande alors à l’octogénaire de rester sur la voie d’accélération pour ne pas gêner le passage du convoi présidentiel. Le retraité se serait exécuté, mais n’aurait pas vu une autre voiture circulant au ralenti sur cette même voie et l’emboutit violemment par l’arrière. Le choc est d’une telle violence que les pompiers mettront 1h30 pour extraire le malheureux. Marcel Briché succombera à ses blessures 48 heures plus tard au Centre hospitalier de La Rochelle.

Une plainte déposée contre X

Sous le choc, la famille du défunt se rend au commissariat pour déposer une plainte contre X afin qu’une enquête soit diligentée pour faire toute la lumière sur cet accident dramatique. Les enquêteurs devront notamment découvrir si le convoi est directement responsable de l’accident.

La famille de Marcel Briché se refuse à porter des accusations non fondées avant de connaître la vérité. Elle veut également alerter sur la manière dont circulent les convois officiels. L’escorte présidentielle est assimilée à un convoi de police et n’est pas contrainte pénalement au Code de la route, mais elle se doit de ne pas mettre en danger la vie d’autrui.

Crédits photos : Shutterstock.com

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