Contraception d'urgence : 50% des femmes peu ou pas informées

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Santé Contraception : une plaquette de pilule
Contraception : une plaquette de pilule

Un récent sondage révèle que seulement une femme sur deux se dit bien informée sur la contraception d'urgence, alors qu'elles sont 80% à apparaître suffisamment renseignées sur la contraception en général.

En ce samedi 26 septembre se tient la Journée mondiale de la contraception. Une occasion vraisemblablement parfaite pour communiquer sur une récente enquête ayant porté sur le degré d'information des femmes sur la contraception. Il en est ressorti que si 80% des sondées apparaissent bien informées sur la contraception en général, elles ne sont déjà plus que 50% à se dire bien renseignées sur la contraception d'urgence.

Voilà pourquoi, à compter de ce jour et sur l'impulsion du laboratoire HRA Pharma, une campagne d'information va venir s'installer dans plusieurs pharmacies dans un premier temps et au sein d'autres officines au fil des semaines. Le site TopSanté rapporte qu'elle prendra la forme d'un total de 36 bordes d'information, lesquelles diffuseront un film grand public sur le sujet de la contraception d'urgence.

Journée mondiale de la contraception : une campagne pour informer sur la contraception d'urgence

Le choix des pharmacies pour cette campagne n'a rien d'anodin, car le pharmacien est en effet le premier contact que l'on peut avoir après un rapport à risque afin de se voir remettre, et sans ordonnance, les deux contraceptifs d'urgence connus sous les noms de pilule du lendemain (Norlevo) et pilule du surlendemain (EllaOne).

28% des femmes n'y ont jamais eu recours après un rapport à risque

Cette démarche semble cependant n'être qu'assez peu observée, 26% des femmes disant ainsi avoir déjà eu recours à des contraceptifs d'urgence après un rapport sexuel non protégé ou un oubli de pilule (et 28% affirmant ne l'avoir jamais fait). Dans 51% des cas de rapport à risque, les femmes interrogées expliquent ne pas avoir cherché à obtenir de contraceptifs parce qu'elles estimaient ne courir aucun danger. Et dans 35% des situations de ce genre, elles n'avaient tout simplement pas songé à cette possibilité. Le docteur gynécologue-endocrinologue Christian Jamin, cité par TopSanté, fait d'ailleurs savoir qu'un certain nombre de ses patientes pense encore, et à tort, qu'une prise répétée de contraceptifs d'urgence peut conduire à une stérilité.

Crédits photos : areeya_ann/Shutterstock.com

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